Les maudits vents

Les maudits vents

(26) 7 juillet 2018 - Hassidim excités, vaches étonnées et pieds écorchés

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3 000 km avec une poussette (ou ma longue marche en solitaire dans les USA)

Chronique # 26 – Hassidim excités, vaches étonnées et pieds écorchés

Samedi soir, le 7 juillet 2018

Valatie, (New York State, USA), dans un gazebo 5 étoiles de la Ste Luke’s Lutheran Church (Kinderhook St)

 

Il y a eu une accalmie au niveau des côtes à partir du moment où j’ai franchi la frontière du New York State. Ça a paru tout de suite, et c’est un changement de relief qui a été le bienvenu. Mais je m’en attendais. J’avais même choisi depuis longtemps mon point d’entrée dans cet état afin de m’épargner dorénavant le plus de montagnes que je pouvais : en contournant les Catskills, notamment ; ainsi que les Adirondacks (mais en sachant néanmoins que ce ne serait pas vraiment possible dans le cas de ces dernières).

 

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Jeudi, 5 juillet

 

C’est l’alarme de mon téléphone qui m’a réveillé, ce matin-là du 5 juillet. J’avais eu beaucoup de mal à m’endormir, contrairement à d’habitude. Mais c’était à cause des pétards et des feux d’artifice qui avaient explosé un peu partout autour de moi jusqu’à fort tard dans la nuit.

 

Je suis parti avec 2 problèmes :

 

1er problème) Le taux d’humidité qui était excessif. Tout était moite : j’étais moite, mon équipement était moite, et mon cerveau était moite. J’avais même entendu l’eau dégouliner du toit de mon shelter durant la nuit, et ce n’était pas de l’eau de pluie. Si je n’avais pas eu le shelter, justement, ma tente aurait été toute mouillée comme s’il avait plu dessus ;

 

2e problème) Les deux ampoules que j’avais aux pieds (une sur chaque talon) qui n’avaient malheureusement pas percé depuis la veille, et qui me faisaient un peu peur, car elles étaient grosses comme des œufs de dinosaure.

 

Au moins, le temps était frais. Et les côtes étaient réduites au minimum : à peine quelques vallons, ce qui, à comparer à ce que j’avais déjà vécu, représentait de la gnognote. Mais quand je dis « au moins, le temps était frais », je veux dire jusque vers 11h00. Car à partir de cette heure-là, mazette, la canicule s’est installée pour de bon, et mon énergie s’est mise à péricliter.

 

À Ellenville, j’ai rencontré des Juifs hassidiques sur la rue.

 

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Je les ai salués, mais ils ne m’ont pas répondu.

 

Et parlant de Juifs hassidiques, je me suis tout à coup souvenu que j’en avais rencontré beaucoup dans la région de Bethel lors de mon road trip dans l’état de New York en 2011. Et en me rappelant ça, j’ai pris soudainement conscience que je me trouvais justement drette dans cette région-là en ce moment. M’enfin, la ville de Bethel se trouvait en fait à une quarantaine de kilomètres sur ma gauche, alors autant dire juste à côté

 

Je m’étais rendu là, à l’époque, pour voir le terrain où avait eu lieu l’historique festival de Woodstock de 69.

 

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Ça m’a fait tout drôle de penser que je marchais dans la même région que celle où j’avais roulé voilà 7 ans. Qui aurait dit, par ailleurs, à ce moment-là, que j’y reviendrais 7 ans plus tard, mais à pied ! Et en arrivant de La Nouvelle-Orléans !

 

Les voies du destin sont insondables…

 

Pour en revenir aux Juifs hassidiques, ils sont solidement implantés dans cette zone de l’état de New York. La carte ci-dessous montre une partie seulement des synagogues qui sont érigées un peu partout autour de la route que j’ai prise ce matin-là.

 

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Cela dit, à cause de la canicule, et du ciel, avec ses cellules orageuses qui risquaient de me tomber dessus à tout instant, et de mes pieds qui n’en pouvaient plus, je me suis arrêté dans la petite ville de Napanoch, où il y avait un joli parc ainsi que deux shelters offrant toutes les commodités et auxquels je n’ai pas pu résister, car ils étaient trop invitants.

 

Je n’avais accumulé que 48 km au Pout-Poutomètre, par contre. Idéalement, j’aurais aimé avoir dépassé les 50 km, mais bon. Le plus agaçant, par contre, c’est qu’il n’était que 14h30 – un gros gaspillage de temps, ça… D’autant plus que je me suis ennuyé ferme avant de pouvoir monter ma tente (vers 20h30).

 

Au moins, j’étais dans un beau parc très bien aménagé, d’où partait apparemment un réseau de sentiers pédestres dans le bois, pas loin. De sorte que plein de monde venait s’y promener.

 

Et puis le soir, vers 19h30, alors que je songeais sérieusement à m’installer pour de bon sous un des deux shelters que j’avais squatté toute la journée, il est arrivé un autobus.

 

Et c’est là qu’un tsunami a déferlé dans la place. Tabarnouche !

 

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L’autobus était rempli de Juifs hassidiques ! Ils devaient être une quarantaine certain là-dedans – tous des hommes. Ils sont débarqués en piaillant et ils se sont tout de suite garrochés vers le 2e shelter qu’ils ont occupé comme en terrain conquis. Cinq minutes plus tard, des nappes et des victuailles étaient déposées sur les tables et ils se restauraient, tous assis en ligne le long des tables de pique-nique, en parlant très fort et en riant, comme s’ils étaient tous seuls au monde.

 

Au fur et à mesure qu’ils ont eu fini de manger, ils se sont dispersés dans le parc. Certains se sont simplement promenés, mais quelques-uns se sont lancé des frisbees (j’en ai même reçu un dans le dos – sans excuses de personne), tandis que d’autres ont envahi les jeux pour enfants (balançoires, planches à bascule, toboggans, chevaux à ressorts, etc.). Ceux-là, surtout, étaient pas reposants : ils sautaient sur les jeux en criant et en les shakant de tous bords tous côtés – et en risquant carrément de les briser.

 

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Je les observais avec des yeux médusés : des vrais ados moyens de 13 ans, pas plus. Et ils ne regardaient eux-mêmes personne autour d’eux, comme s’ils se foutaient royalement de tout le monde. Je me demandais, en plus, où étaient leurs femmes. À la maison, probablement, que j’ai présumé, à s’occuper de leurs nombreuses marmailles pendant qu’ils s’amusaient ici entre mecs.

 

L’image était loin d’être sympathique, en tout cas…

 

Les vieux rabbins sont venus à bout de tous les rassembler dans le milieu du parc pour une prière de groupe. Après quoi, ils ont remballé leurs affaires et ils sont partis comme ils étaient arrivés.

 

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Le silence et la paix ont repris enfin leur place. Et j’ai pu enfin relaxer.

 

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Pas trop tôt…

 

Vendredi, 6 juillet

 

Cette journée-là était nuageuse et grise drette en partant. Ça ne me tentait donc pas pantoute de prendre la route. D’autant plus qu’une seule de mes deux ampoules avait percé durant la nuit. Celle sur le pied gauche, quant à elle, refusait toujours d’obéir à ma pensée magique.

 

J’ai quand même mis mes shoe-claques et j’ai levé les feutres. J’ai souffert le martyre pendant la 1ère demi-heure, mais ça s’est replacé par la suite. C’est ben pour dire comment le corps s’habitue à peu près à tout, ou presque.

 

Comme de raison, la pluie s’est abattue sur moi dans le milieu de la matinée. Et cela s’est passé exactement comme toutes les autres fois où j’ai eu à trouver un abri d’urgence in extremis pour me cacher.

 

Dans cette optique, il y a eu, dans l’ordre :

 

1) Quelques gouttes qui ont commencé à me tomber sur le coco pendant que je paniquais, ne voyant rien pantoute qui pourrait me servir de refuge dans le milieu de la campagne.

 

2) Apparition aussi subite qu’inattendue d’une structure pas trop loin devant moi.

 

3) Course contre la montre pour y parvenir (sans savoir si je cavalais de la sorte en pure perte ou non) et pendant que la pluie prenait graduellement de l’ampleur.

 

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4) Vision fugitive d’une ouverture dans la structure en question.

 

5) Sprint infernal vers celle-ci.

 

Ce coup-ci, l’ouverture consistait en une porte très étroite. Il se pouvait même que mon Pout-Pout soit trop large pour y entrer. Mais je n’avais pas le temps de sortir mon gallon à mesurer pour m’en assurer. Je fonçais comme un dément. Ça allait passer ou ça allait casser – c’était le cas de le dire.

 

Et je suis rentré dans le trou sans ralentir ma course d’un millimètre/heure. Les deux pneus de Pout-Pout ont frôlé les deux bords de la porte – ça avait passé ! Et j’ai breaké dans une décélération d’enfer en faisant des flammèches, car une fois en dedans, j’étais maintenant en train de foncer directo dans un mur.

 

Lorsque j’ai été immobile, j’ai repris mes esprits en écoutant le déluge qui s’était abattu derrière moi juste au moment, encore une fois, où j’avais franchi cette porte. Décidément, j’étais devenu un spécialiste des courses chronométrées au centième !

 

Et puis, j’ai regardé autour de moi pour savoir où j’étais exactement. Je me trouvais dans un minuscule vestibule à moitié pourri. Mes deux pieds reposaient à plat dans une légère couche de fumier. Ça sentait l’étable à plein nez, et pour cause : lorsque je me suis étiré le cou dans la 2e porte de ce portique, j’ai vu des dizaines de vaches qui me fixaient en fronçant les sourcils.

 

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J’étais effectivement dans une étable. Et le fermier, qui était en train de traire ses vaches, n’a pas manqué de se pointer pour connaitre l’identité de cet intrus qui se tenait là, dans son entrée, tout penaud, et qui respirait difficilement.

 

Je me suis expliqué. Il a trouvé ça drôle. Il a appelé un de ses copains, qui a rappliqué en quelques minutes. Et nous nous sommes mis à placoter dans le portique de l’étable, debout sur la légère couche de fumier, pendant que je me contorsionnais et que j’essayais de protéger mon Pout-Pout contre les nombreuses fuites du plafond.

 

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Les deux hommes – Joe et Ronnie – m’ont appris que je frapperais un nœud à quelques kilomètres d’ici du fait que la route que je suivais était fermée pour cause de travaux sur un pont. Ils ont discuté – ils se sont obstinés, plutôt – pendant plus d’une quinzaine de minutes pour savoir par où il serait préférable que je passe. C’était compliqué au cube. Tellement que ça faisait longtemps que j’avais abandonné l’ambition d’essayer de les suivre dans leur conversation et dans leurs conseils disparates.

 

Quand je les ai quittés, une heure plus tard, je savais au moins que j’allais être bloqué un moment donné à cause de travaux de construction majeurs, mais malgré toutes les bonnes intentions de mes deux derniers copains en liste, je n’avais aucune espèce d’idée ce que je devrais faire pour les éviter.

 

Mais l’on remarquera, encore une fois, comment les choses se sont « miraculeusement » arrangées.

 

Une demi-heure après avoir repris la route, la pluie m’a de nouveau obligé à m’arrêter et à m’abriter quelque part. Cette fois, il n’y a pas eu de course contre la montre. Un garage se trouvait drette là, à côté de moi, quand ça a commencé à tomber.

 

Pendant que je poireautais sur le bord de la porte, à l’intérieur, le gérant de service est venu jaser avec moi. J’ai évidemment dirigé la conversation  vers les fameux travaux que j’allais vraisemblablement rencontrés. Il m’a confirmé le problème qui m’attendait. Je lui ai demandé son avis sur la meilleure façon de contourner l’obstacle. Il m’a alors invité à le suivre derrière son comptoir, là où il y avait un ordinateur et Internet – et Google Map !

 

Avec cette dernière application, ça a été facile de voir ce qui allait se passer. En fait, je ne pouvais plus contourner la ville de Kingston, comme j’avais l’intention de le faire. Je devais plutôt entrer en plein dedans et la traverser d’un bout à l’autre afin de reprendre ma route initiale, beaucoup plus au nord.

 

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Et lorsque tout a été clair dans ma tête, la pluie avait cessé, et je suis reparti en remerciant le gars – et mon Ange gardien !

 

Et voilà le travail !

 

Mais j’ai quand même réussi à passer tout droit lorsque le temps de tourner à un certain endroit est arrivé. Ce qui en a résulté à un détour (inutile) d’une couple de kilomètres. Mais je n’avais que moi à blâmer sur ce coup-là.

 

Une fois dans la ville de Kingston (qui est de moyenne envergure), j’ai entrepris de la traverser du sud au nord. Mais j’ai été obligé de demander mon chemin très souvent, car ce n’était pas du tout  évident. Et ça a été long.

 

Juste avant de sortir de l’agglomération, je me suis arrêté dans un McDo pour refaire un peu le plein en énergie. Et puis, après 48 km de marche cette journée-là, j’avoue que je commençais à en avoir marre. Marre de la chaleur, de la pluie, du détour, de la traversée de cette ville (les grosses villes me stressent), et de mes pauvres pieds...

 

De sorte que lorsque je me suis connecté au WiFi, je n’ai plus tergiversé : je savais exactement ce que je cherchais sur Google Street View. Et je l’ai trouvé. Mais cette chose particulière que je voulais atteindre était située à 11 km d’ici (presque 2 heures de marche supplémentaires). Je me les suis tapés à une vitesse moyenne de 7,1 km/hre. Au point tel que Batman au volant de sa Batmobile aurait eu du mal à me suivre.

 

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Lorsque je suis entré dans ma chambre du Wenton Motel, ce soir-là, à Saugerties (eh oui : c’était ça, la « chose particulière » que j’avais spottée à partir du McDo de Kingston), je me suis tout de suite déchaussé. Et quand j’ai vu l’état de mon talon gauche, je me suis donné bonne conscience par rapport au luxe que je venais de me payer, en me disant que j’avais peut-être mérité une petite douceur après 60 km parcourus dans ces conditions.

 

Samedi, 7 juillet

 

Mon ampoule au pied gauche n’avait toujours pas percé durant la nuit.

 

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Et je me refusais de la percer moi-même. Cela tenait en deux raisons :

 

1ère) Le médecin de Poplarville m’avait dit qu’il ne fallait JAMAIS percer nous-mêmes une ampoule, car les risques d’infection étaient trop grands ; il fallait atteindre qu’elle perce d’elle-même.

 

2e) Depuis mon séjour dans cet hôpital de Poplarville, j’avais une crainte sourde (une panique, même) des infections, justement.

 

De sorte que j’ai laissé faire, encore une fois. Mais avant de reprendre la route (à 5h20, cette fois), je me suis attelé à ce que j’appelais désormais mon « rituel des pieds écorchés ». Celui-ci consistait en la séquence des étapes suivantes :

 

1) J’appliquais délicatement des pansements (j’en avais une bonne réserve) partout où il y avait des plaies et des ampoules ;

 

2) J’enroulais le tout de bandes élastiques ;

 

3) J’enfilais mes chaussettes pour que tout cela tienne ensemble ;

 

4) J’enfilais mes shoe-claques comme je le pouvais ;

 

5) Je faisais quelques pas sur place, histoire d’assouplir toute cette masse.

 

Si ce n’avait été de ces fichus pieds, cette journée-là du samedi, 7 juillet, aurait d’ailleurs été absolument parfaite : alternance soleil nuages, absence d’humidité, aucun risque de pluie, petite brise de face, larges accotements et pratiquement aucune côte.

 

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Dans le courant de la journée, à Catskills, je suis passé de l’autre côté de la rivière Hudson de façon à continuer à marcher par le côté est de ce cours d’eau. C'était un pont à péages, mais à péages seulement que pour les voitures.

 

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La raison pour laquelle je faisais ce détour était simple : si j’avais poursuivi mon chemin par la même route – la 9W –, le lendemain je serais arrivé drette dans la ville d’Albany, et ça, il n’en était pas question. En procédant comme je l’ai fait, je traverserais plutôt sa banlieue (Troy). Ça ne me tentait pas, ça non plus, mais j’y étais obligé, et ce serait un moindre mal.

 

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J’ai parcouru 54 km de la sorte et sans aucun incident particulier. Et juste avant de faire mon entrée dans le village qui était ma destination d’aujourd’hui – Valatie –, mon œil de lynx a capté quelque chose à côté d’une église : un gazebo. Un gazebo fermé de tous les côtés par des murs et des fenêtres.

 

Mon instinct d’animal-constamment-en-état-de-survie (c’est une blague) m’a poussé à aller voir ça.

 

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J’ai tourné la poignée à tout hasard, en étant certain que c’était fermé.

 

Eh bien, non !

 

Je suis entré craintivement, n’en croyant pas mes yeux. L’espace était suffisamment large, là-dedans, pour que nous puissions facilement nous installer mon Pout-Pout et moi. C’était propre comme un sous neuf. Le sol était recouvert d’une moquette. Toutes les fenêtres s’ouvraient de façon à laisser passer un agréable courant d’air. Il y avait des bancs sur les côtés. La lumière et l’électricité étaient toutes les deux disponibles. S’il y avait eu une salle de bain, ça aurait été l’équivalent d’une chambre au Ritz Carlton. Ça n’en demeurait pas moins, à mes yeux, un shelter de luxe 5 étoiles.

 

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J’ai attendu que quelqu’un arrive pour lui demander la permission de rester là. Il n’est venu personne. Et c’était tant mieux. Car s’il avait fallu qu’on m’expulse de ce shelter de rêve, je me serais mis à brailler comme un enfant.

 

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DU JEUDI 5 JUILLET AU SAMEDI 7 JUILLET

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LA CAPSULE ENCYCLOPÉDIQUE

DES MAUDITS VENTS

  

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Population : environ 19,9 millions

 

L’état de New York est le 3e état des USA le plus peuplé (après la Californie et le Texas). Il faut toutefois spécifier que 45 % de sa population est agglutinée autour de la métropole de l’état, et j’ai nommé New York City (affectueusement surnommée Big Apple par ses citoyens).

 

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New York City

 

Big Apple (New York City), c’est l’immense spot rouge à l’extrême sud de la carte ci-dessous. Celle-ci représente la répartition de la population sur l’ensemble du territoire : ça part du rouge (très densément peuplé – les agglomérations urbaines, pour ainsi dire) au vert (plutôt dépeuplé), en passant par le jaune (moyen).

 

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Fait à noter : la grande agglomération de New York (incluant une bonne partie du New Jersey, 3 comtés du Connecticut et 1 comté de la Pennsylvanie) est un hameau de 23,7 millions d’habitants, ce qui en fait la plus grande superficie densément habitée des USA, et une du top 10 du monde entier.

 

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Au fait, j’ai déjà fait une petite virée dans ce village – je parle toujours de la ville de New York. Pour ceux qui aimeraient en lire le compte-rendu, c’est ici.

 

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L’état de New York doit évidemment son nom à cette ville.

 

Avant de s’appeler New York, ce petit bourg appartenait aux Pays-Bas et s’appelait « Nouvelle-Amsterdam » (du moins pour ce qui est de l’île de Manhattan).

 

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Mais lorsque les Anglais ont volé ces territoires aux Néerlandais en 1664, ce nom a été remplacé par New York, et ce, en l’honneur du duc d’York, le frère du roi Charles II.

 

Ne pas confondre le duc d’York de cette époque avec le duc d’York actuel. La couleur des yeux des deux hommes devrait être suffisante pour les différencier…

 

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La capitale de l’état de New York, étrangement, n’est pas la ville de New York. Ben non. Cet honneur appartient à Albany (environ 100 000 habitants).

 

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Le New York State Capitol et « The Egg », à Albany

 

Et pourquoi c’est pas New York, la capitale ? Hein ? Hein ? Aucune idée.

 

À part New York et toutes ses banlieues, les 3 autres plus grandes villes de l’état de New York sont, de gauche à droite sur la carte ci-dessous : Buffalo (260 000 habitants), Rochester (211 000) et Syracuse (145 000).

 

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Buffalo                                          Rochester                                      Syracuse

 

La carte ci-dessous représente le relief de l’état de New York et mon itinéraire approximatif à travers celui-ci. En fait, comme on peut le voir, je me suis arrangé pour contourner les montagnes (les Catskills et le pire des Adirondacks). Pas fou le mec :

 

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Pour avoir un aperçu de certains attraits touristiques de cet état (incluant quelques-uns de ses cimetières !), je réfère au journal de bord de mon petit road trip que j’ai fait là-bas, jadis, en 2011.

 

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08/12/2018
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