Les maudits vents

Les maudits vents

2014-01-18 --- En route vers l'autre côté de la terre

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De : Yvan Yvan – quelque part dans l’espace aérien de l’Ontario (Canada)

Date : samedi, 18 janvier 2014

À : parents et amis

 

Bonjour à tous – coucou !

 

Encore une fois, me voilà en train de fuir l’hiver. Pas que j’aime pas l’hiver. Je ne m’en suis jamais plaint. Même qu’à vrai dire, je l’ai toujours apprécié. Mais on dirait que depuis quelques années, j’ai tendance à le quitter pas mal toujours en janvier. Ça veut peut-être dire quelque chose, ça ? En tout cas, cette, année, ça ne me désole pas du tout... Quel hiver pourri on a, non ?

 

Bref, me voici donc reparti vers d’autres cieux – des cieux qui seront particulièrement azurés cette fois. Pour l’instant, je me trouve juste au-dessus du lac Supérieur, dans un vol d’Air Canada. Mais ce n’est là que le début d’un périple aérien de près d’une trentaine d’heures qui m’entraînera loin, dans le Pacifique Sud, quelque part sous le tropique du Capricorne.

 

Eh oui, une trentaine d’heures d’avion – en comptant deux escales... Vous diriez probablement d’un voyage comme celui-là que c’est long, que c’est plate et que c’est épuisant. Et vous auriez raison, mais ce n’est pas moi qui vais me plaindre, oh non... Et ce pour plusieurs raisons...

 

Premièrement, parce qu’une fois arrivé à destination, j’aurai beaucoup de temps pour m’en remettre. Ensuite, parce que le lieu qui m’attend là-bas est qualifié de paradisiaque. Et finalement – et c’est là la principale raison – parce qu’une personne qui m’est très chère m’accueillera à l’aéroport et m’hébergera dans son petit home pour toute la durée de mon séjour. Difficile de faire mieux pour récupérer du jet lag, n’est-ce pas ?

 

Je serai de retour en octobre. D’ici là, j’ai l’intention de vous envoyer des chroniques, comme je le fais chaque fois que je traverse les frontières québécoises. Mais contrairement à d’habitude, je ne vous écrirai pas une fois tous les jours, c’est bien certain... Non, non... Ce coup-ci, je doublerai mon plaisir en vous faisant parvenir mes articles deux fois par jour, et peut-être même trois ; juste pour vous tirer la pipe avec mes photos exotiques de palmiers, de plages à perte de vue et de mers turquoise. Ça vous va comme plan ?

 

Ben non, je vous niaise...

 

Voulez-vous que je vous parle un peu de ma destination, maintenant ?

 

La Nouvelle-Calédonie, donc... Parce que c’est là où je m’en vais, pour ceux qui l’ignorent encore. Ceux à qui j’en ai déjà parlé, vous avez la permission de sauter les cinquante prochaines lignes.

 

La Nouvelle-Calédonie est un archipel de plusieurs îles situé en plein Pacifique Sud ; plus précisément à 1 500 km à l’est de l’Australie ; à 1 700 km au nord de la Nouvelle-Zélande ; et à 1 800 km au sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 

À vol d’oiseau, la distance entre Montréal et Nouméa (la capitale) est de 14 061 km. Au risque de me faire traiter de dégonflé, cette distance m’a fait abandonner l’idée de m’y rendre en vélo. Mais pour ma défense, sachez quand même que j’ai hésité longtemps avant de laisser tomber ce projet. J’avais même pensé me patenter un système de vélo-pédalo qui aurait mérité un brevet... Mais bon...

 

L’archipel se divise géographiquement de la façon suivante :

 

- Premièrement, il y a l’île principale, qui porte le nom de Grande Terre. Mais les gens de la place l’appellent plutôt le Caillou. Elle s’étend sur 450 km de long par 50-60 km de large. On y retrouve la capitale, Nouméa. C’est là, sur ce Caillou, que j’atterrirai, évidemment. Et c’est là également où je résiderai pendant la majeure partie de mon séjour.

 

- Ensuite, à une centaine de kilomètres au nord-est du Caillou, se dressent les îles Loyauté. Elles sont au nombre de quatre (habitées) que j’énumère ici par ordre décroissant de superficie : Lifou, Maré, Ouvéa et la minuscule Tiga.

 

- Et finalement, une multitude d’autres îles plus ou moins grandes (certaines étant même de simples récifs) sont dispersées un peu partout alentour ; dont la plus enchanteresse, apparemment, l’île des Pins, au sud, où j’espère me rendre un moment donné pour vous faire saliver un max.

 

Parmi ses nombreux attraits touristiques, la Nouvelle-Calédonie a la chance d’héberger le plus vaste lagon du monde (et le plus beau, aussi, à ce qu’on dit). Je vous expliquerai en temps et lieu ce qu’est exactement un lagon. Mais sachez pour l’instant qu’une grande partie de ce lagon-là – et d’autres plus petits dans l’archipel – sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est sérieux, là, on rit pus pantoute...

 

Pour ce qui est de la communication avec la population locale, je n’aurai pas de problèmes ce coup-ci, puisque la langue officielle, là-bas, est le français. Cela s’explique du fait que la Nouvelle-Calédonie est une Collectivité sui generis d’Outre-mer de nos cousins français...

 

Ha ha ! Je vous épate, hein là, avec ma Collectivité sui machin ? Je suis sûr que vous ne savez pas ce que c’est. Bah, y’a pas de honte. Je ne saurais même pas vous l’expliquer moi-même tant c’est complexe leur affaire. Pour se faciliter la vie, ils appellent aussi ça un POM (Pays d’Outre-mer), mais en précisant que ce n’est pas tout à fait la bonne appellation.

 

En gros, ça veut dire que la Nouvelle-Calédonie n’est pas un pays en tant que tel ; du moins pas encore. Ben non... Ancienne colonie de la France, elle est encore aujourd’hui une possession de sa nation-mère – un peu comme les îles Saint-Pierre et Miquelon, dans le golfe Saint-Laurent. Mais ce statut là achève peut-être. Le territoire va en effet tenir un référendum entre 2014 et 2018, sur la délicate question de l’indépendance. Ça ne vous rappelle pas des souvenirs, ça, vous, citoyens du Québec ?

 

En attendant, la Nouvelle-Calédonie est semi autonome qu’on pourrait dire, en ce qu’elle contrôle elle-même une grande partie de son administration, et elle a son propre gouvernement. Elle décide de la délivrance des visas de long séjour, entre autres choses. Ça, j’en sais quelque chose pour avoir moi-même expérimenté leur procédurite. Mais bon, passons...

 

Passons, OK, mais j’arrête ici, de toute façon. J’aurai amplement le temps de couvrir plein de sujets en rapport avec ce petit coin de paradis (deux à trois chroniques par jour, n’oubliez pas, pendant neuf mois – hi hi !). Lorsque j’en aurai fini, vous n’aurez plus besoin d’y aller tellement vous aurez l’impression d’y avoir séjourné pendant des lustres.

 

Avant de terminer, je veux juste vous dire que je suis présentement en route pour Vancouver. De là, je prendrai un vol d’Air New-Zealand pour Auckland (capitale de la Nouvelle-Zélande). Ensuite, ziiip, sprint final vers l’aéroport de Nouméa (il s’appelle Tontouta), où j’arriverai le 20 janvier, à 9h15 – il sera la veille, à 17h15 pour vous autres, au Québec. Je serai sans doute mort de fatigue, mais heureux comme un pape (même que je doute sérieusement qu’un pape puisse être heureux comme ça).

 

Juste une dernière chose (encore !) avant de vous quitter... Tout à l’heure, entre Vancouver et Auckland, quelque part au-dessus de l’océan Pacifique, je franchirai l’énigmatique « ligne de changement de date ». Ça c’est un concept vraiment bizarroïde. Écoutez ben ça, c’est capotant...

 

Lorsque je passerai sur cette ligne, je me retrouverai instantanément 24 heures plus tard, soit le lendemain, à la même heure ; ben oui, comme ça, bong ! d’un seul coup. Je vous jure. Un moment donné, mine de rien, je serai le 19 janvier (vers minuit, disons) ; et une minute plus tard, abracadabra ! hop ! je serai le 20 janvier (vers minuit, toujours)... Il y aura donc 24 heures dans le continuum espace-temps (la journée du 19) que je ne vivrai jamais de ma vie...

 

Ça ressemble à la Quatrième Dimension, non ? Comment expliqueriez-vous ça, vous autres ? Moi, ça fait un an et demi que j’essaie de comprendre ce phénomène, et je n’y suis toujours pas parvenu. J’en suis rendu à étudier la théorie des trous noirs pour tenter de trouver une explication, mais j’y pige encore rien.

 

Et si, en plus, j’avais été dans le Triangle des Bermudes, paraît que j’aurais pu disparaître à tout jamais dans un vortex trans-gravitationnel de l’Atlantide... glup... Un chausson aux pommes avec ça ?

 

J’aime autant penser à autre chose. Si vous permettez, je vais essayer de faire un petit somme à la place...

 

À plus tard, mes chers lecteurs.

 

Yvan-Yvan

 

PS) Ah oui, à propos du décalage horaire…

 

Entre le Québec et la Nouvelle-Calédonie : il faut rajouter 16 heures. Exemple : lorsqu’il est 10h00 au Québec, il est 2h00, le lendemain, en NC.

 

Entre la France et la Nouvelle-Calédonie : il faut rajouter 10 heures. Exemple : lorsqu’il est 10h00 en France, il est 20h00, le même jour, en NC.

 

Pour l’heure avancée de l’été prochain, on en reparlera à ce moment-là, OK ? Parce que là, la tête me tourne un peu...

 

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23/03/2017
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