Les maudits vents

Les maudits vents

2013-02-15 --- Cuenca à petits pas

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De : Yvan Yvan – Cuenca

Date : vendredi, 15 février 2013

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

La fin de semaine est enfin arrivée ! Êtes-vous bien, là ? Relaxez-vous avec une bonne petite bière ou un bon p’tit rouge ?

 

Ça va vite, ça va vite, ça va vite… La semaine prochaine, même jour, même heure, je serai déjà de retour à la maison depuis quelques heures… Ouf…

 

Mais une chose à la fois ! Aujourd’hui, vendredi, le 15 février, c’était Cuenca !

 

Ce matin, j’ai laissé mon grenier pour une petite chambre dans un autre hôtel. Je n’ai pas vraiment cherché longtemps, en fait : j’ai juste eu à traverser la rue ! J’ai trouvé ça dommage de l’abandonner, par contre… Ben quoi, je l’aimais, moi, mon grenier. Il avait tout ce qu’il fallait pour mon bonheur. Sauf une seule chose – mais une chose essentielle en ce qui concerne mon petit confort personnel : une salle de bain juste à moi !

 

Ici, c’est le gros luxe : chambre rustique, mais propre, lit OK, mini salle de bain privée, petit balcon qui donne sur une cour intérieure (chévere, non ?) et Internet wifi. Et tout ça pour 12 $ la nuit. Alors, c’est dit : je n’en bouge plus pour les quelques jours à venir !

 

J’ai commencé la journée par compléter quelques trucs pratiques : la recherche d’une nouvelle chambre, oui ; et une visite dans une agence de voyage – je n’en dis pas plus à ce sujet, na !

 

Ensuite, je suis parti pour une petite escapade dans le vieux Cuenca.

 

Cuenca est la troisième plus grande ville de l’Équateur – après Guayaquil et Quito. Sa population est de 500 000 habitants. Routard ne tarit pas d’éloges à son égard : « Peut-être la ville la plus plaisante du pays », dit-il tout de go, tout en continuant sur la même lancée… « Ville propre et vivante », « cadre magnifique, composé de riantes vallées et de douces collines », « musées passionnants », « artisanat florissant »... Et il termine en disant : « On peut y séjourner quelques jours sans déplaisir ».  Ouf, n’en jetez plus, la cour est pleine ! J’ai l’impression que la personne qui a écrit ça est établie ici à demeure, et qu’elle voulait en faire la promotion !

 

Et ajoutons à ça la bombe qu’avait lancée un jour une revue américaine en désignant Cuenca comme étant la « meilleure ville du monde où passer sa retraite ». Ayoye ! Meilleure ville du monde entier ! Hey, on rit pus, là, hein ?

 

Je l’ai donc parcourue rapidement aujourd’hui, cette ville si extraordinaire (du moins son centre). Je dis rapidement, car je voulais m’en garder pour lundi, qui sera la dernière journée de ma présence ici. Et d’emblée, non, je ne peux pas contredire Routard. En fait, comme à Quito, le centre historique de Cuenca a été désigné lui aussi Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Il est beaucoup moins vaste que celui de Quito, par contre.

 

Patrimoine de l’humanité non sans raison. L’architecture coloniale de ses bâtiments est superbe, en effet. Les pavés de ses rues sont mal ajustés, ce qui ajoute à son charme. Il y a je ne pas combien d’églises dans un périmètre quand même passablement restreint (près d’une vingtaine, peut-être ? C’est beaucoup !). Et c’est plus propre qu’à Quito, indéniablement. On voit qu’ils en prennent soin, de leur patrimoine mondial. La plupart des maisons sont fraichement peinturées ; les balcons sont fleuris ; rien ne traîne dans les rues…

 

Bref, c’est beau. Je dirais que c’est « esthétiquement » beau. Mais c’est sans doute parce que c’est « habité » différemment qu’à Quito. Le vieux Quito est un quartier de gens pauvres. Tandis qu’ici, le vieux Cuenca est un quartier de gens plus aisés. Oserais-je dire que c’est le Plateau Mont-Royal de Cuenca ? Non, je n’oserais pas (car je n’en sais rien), mais c’est juste pour vous donner une idée. Ça ressemble à un quartier branché, en tout cas, avec tous ces jeunes qui y déambulent, i-truc à la main. La présence de ces jeunes m’intriguait, justement, mais j’ai vu que l’Université de Cuenca se trouve en plein là. C’est peut-être la raison.

 

Bon… après ça…

 

J’avais une carte sommaire de la ville entre les mains. Et j’avais vu qu’elle indiquait un endroit, en dehors du vieux colonial, où l’on pouvait voir des « ruines ».

 

Des ruines ?

 

Des ruines de quoi, en plein milieu de la ville ?

 

La carte ne disait rien de plus. Mais des ruines, moi, ça m’intéresse tout le temps. Ça fait que je n’ai fait ni un ni deux, et je m’y suis dirigé d’un pas lent – j’avais le temps.

 

Et je suis arrivé à un endroit où était érigé un énorme musée : le Museo del Banco Central. Il frappe par rapport à sa masse (grosse construction de béton gris), et par rapport à l’endroit où il se trouve – un peu au milieu de rien. Mais le musée ne m’intéressait pas… Quoique j’ai lu, après, dans le guide Routard, qu’il était « à ne pas manquer »… OK, on va dire…

 

Ce qui m’intéressait, c’était ce qu’il y avait derrière : les fameuses ruines qui m’intriguaient tant. J’ai donc sauté la clôture en faisant attention aux caméras de surveillance, et je suis passé sans me faire remarquer. Ben non, je vous niaise (me semble que ça faisait longtemps que je ne vous avais pas niaisés !). On pouvait passer sans problèmes. Et je me suis en fait retrouvé… sur un véritable site archéologique inca !…

 

Incroyable…

 

En me dirigeant vers ces fameuses ruines, je ne pensais pas que j’aurais affaire à quelque chose d’aussi gros. Ben quoi ? La carte disait simplement « ruines » ; elle ne disait pas le Machu Picchu au grand complet ! Là, c’est moi qui exagère dans l’autre sens. C’était autrement petit que le Machu Picchu, c’est bien sûr, mais quand même… J’ai su après que c’était le 2e plus grand site archéologique inca de l’Équateur. Il s’appelle Tomebamba.

 

Le site – passablement vaste – comprenait en outre une section botanique et un petit parc ornithologique (des oiseaux). Et en prime, des lamas se promenaient ici et là. 

 

Vraiment, pour un hasard, ça en a été un bon. Je suis resté là presque deux heures, sûrement, à fureter partout.

 

Ce ne sont d’ailleurs pas les dernières ruines incas que je verrai dans ce pays (car je sais déjà que j’en verrai d’autres, gnagna !), qui ne compte pas beaucoup de sites, en fait. Je me souviens que notre guide du Cotopaxi, l’autre jour, nous avait dit que l’Équateur était très en retard sur son voisin le Pérou par rapport aux recherches archéologiques. Moins de temps à consacrer à ça, moins d’argent… le gouvernement a d’autres priorités, semble-t-il, que les vielles pierres…

 

Bref, une belle journée, encore une fois.

 

Et c’est sur ce que je vous laisse à votre relaxation du vendredi soir.

 

Prenez soin de vous, et à la prochaine !

 

Yvan Yvan

 

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20/03/2017
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