Les maudits vents

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2013-02-08 --- L'école est finie !

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De : Yvan Yvan – Quito

Date : vendredi, 8 février 2013

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

Eh oui : l’école est finie.

 

Pendant deux semaines, nous avons toujours été les mêmes quatre élèves qu’au début : Connie, Nadya, Maolo et moi. Par contre, j’ai vu quelquefois passer des groupes dans la bâtisse, mais jamais très longtemps – pas plus d’une journée à la fois.

 

Aujourd’hui, trois d’entre nous finissions en même temps et prenions trois routes différentes. Snif, snif…

 

Nadya est la seule qui reste. C’était la meilleure de nous tous en espagnol. Elle tenait à parfaire cette langue, car elle s’est engagée, ensuite, à faire trois mois de bénévolat pour un organisme qui œuvre ici dans les domaines de l’éducation des enfants et du recyclage. Elle nous a fait une petite présentation avant la fin du cours, pour nous expliquer son affaire et pour pratiquer son espagnol. L’organisme en question m’a fait penser à MASS Education, en Inde (vous vous rappelez de MASS Education ?). Les mêmes intérêts tous les deux, mais pas vraiment la même envergure… MASS Education est présent dans nombre de villes et villages indiens. La Fundacion Sembrar Esperanza, quant à elle, n’est présente que dans la région de Pomasqui, au nord de Quito.

 

Bref, ça a été très intéressant, et très sympathique. On a fini ça par la dégustation d’un petit dessert que Nadya avait préparé.

 

Certains d’entre vous m’ont demandé comment a avancé mon espagnol pendant mes cours. Je réponds : moyennement. C’est bien certain que des cours privés, 4 hres/jour, ont été plus profitables que des cours en groupe. Mais deux semaines, ça reste quand même court, on s’entend ? Vous vous rappelez sûrement que je m’étais vanté de vous faire une dissertation en espagnol sur la constitution de l’Équateur après l’école. C’était une blague, évidemment, hein ? On n’apprend pas une nouvelle langue en 40 heures, vous vous en doutez bien. Et puis, de toute façon, avouez que vous auriez trouvé ça plate à mort que je vous parle de la constitution de l’Équateur.

 

Mais le but a été atteint, je crois. Je peux maintenant me débrouiller dans certaines situations de la vie courante, poser quelques questions... C’est OK. Si je décide éventuellement de continuer, j’aurai une bonne base. Ce n’est jamais perdu, ce genre de formation.

 

Après avoir dit adios à tout le monde, j’ai repris la route du vieux Quito que je voulais parcourir à pied une toute dernière fois. Le temps était so so, par contre. Genre : il pleut, il ne pleut plus ; il pleut, il ne pleut plus… Essayez donc de dire ça plusieurs fois de suite à haute voix, hein, hein ? il pleut, il ne pleut plus ; il pleut, il ne pleut plus… Pas mal plus dur que d’apprendre l’espagnol, ça…

 

J’ai pris ça chévere (cool). Je marchais tranquillement pas vite. Et lorsqu’il pleuvait, je m’abritais sous un auvent en attendant que ça cesse, et en regardant les gens déambuler dans les rues. Et l’après-midi a passé comme ça. J’ai déjà vécu des choses plus trippantes, mais que voulez-vous ? Faut faire avec (la pluie), n’est-ce pas ?

 

Je voulais de nouveau prendre une tonne de photos, mais je n’ai pas pu, à cause d’une autre de mes gaffes dont je suis coutumier…

 

Je sors tous les soirs la carte mémoire de mon kodak pour transférer mes photos dans mon ordi. Hier soir, je l’ai oubliée (la carte) dans l’ordi. De sorte que ce matin, je suis parti avec le kodak… vide. Je n’ai pu utiliser que la mémoire de l’appareil. Et comme vous le savez sans doute, on ne prend pas beaucoup de photos seulement qu’avec la mémoire interne d’un kodak.

 

Une autre leçon de vie, donc (j’en suis rendu à combien, au fait ?)… Dorénavant, le soir, après avoir complété le transfert de mes photos, la carte mémoire devra tout de suite reprendre sa place initiale, dans le trou du kodak… tout de suite… sans niaisage !

 

Là, je vous avoue que je suis un peu nerveux, car en fin de semaine, demain et dimanche, j’ai deux activités de plein air au programme. Et qui dit « plein air » dit « être dehors ». Il ne faut donc pas qu’il pleuve. C’est un must, une condition sine qua non, une o-bli-ga-tion ! JE NE VEUX PAS QU’IL PLEUVE !!

 

Et ensuite, lundi matin, je quitte Quito en bus pour huit jours. Je reviendrai ici le 19 février, en avion (ma chambre habituelle est déjà réservée). Normalement, je serais revenu le 20 (la veille de mon retour au Québec), mais Paola, de l’agence de voyage, m’a recommandé de ne pas faire ça puisque je devrais alors atterrir au fameux nouvel aéroport, et tout ce qui s’en suivrait – l’enfer…

 

J’ai donc suivi son conseil. J’en aurai assez d’une fois, je crois bien, de vivre la pagaille de ce satané nouvel aéroport.

 

D’un autre côté, je serai un des derniers voyageurs à utiliser l’aéroport actuel, le Mariscal Sucre. C’est quand même toute une coïncidence, cette histoire d’aéroport, non ? Je ne sais pas s’ils vont me donner un vol gratuit pour ça ? J’ai oublié de demander.

 

Bon, c’est tout pour aujourd’hui. Je pense qu’il est temps que je quitte cette ville, en fin de compte. J’en ai pas mal fait le tour. Je l’ai bien aimée, en tout cas. Est-ce que j’y vivrais ? Pourquoi pas ? Mais les expatriés qui vivent en Équateur ne vivent pas ici. Ils ont apparemment installés leurs pénates dans une autre ville. Une ville que je vais d’ailleurs visiter pendant mes 8 jours de cavale, la semaine prochaine. Voulez-vous savoir c’est où ?

 

Eh bien, vous le saurez la semaine prochaine !

 

Une petite prière de votre part en faveur du beau temps serait très appréciée – le contenu de ma prochaine chronique en dépend !

 

À plus !

 

Yvan Yvan

 

Si vous désirez lire immédiatement la suite du voyage d'Yvan Yvan en Équateur, cliquez ici.

 



20/03/2017
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