Les maudits vents

Les maudits vents

2012-01-15 --- Une visite à la déesse Kali

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De : Yvan Yvan – Calcutta

Date : dimanche, 15 janvier 2012

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

Ce matin, vers 10h00, départ de notre appartement. Et de nouveau en 4 x 4 dans les rues de Calcutta. Traversée de la ville du sud au nord pour aller voir un temple hindou dédié à Kali, la déesse de la mort… hou-hou…

 

Nous avons été là, car c’était la fête de cette déesse, aujourd’hui. Genre un festival. Le « festival de Kali », qu’on pourrait dire… Pour notre dernière journée entière à Calcutta, on s’était dit que ce serait chouette de voir les gens se rendre là-bas; et pour voir ce qu’ils y faisaient. Le temple s’appelle le Dakshineswar Kali Temple, et il est situé en plein centre-ville, le long de la Hooghly River, tout près du Nivedita Bridge.

 

Mais si y’avait du monde ! Peut-être même plus qu’au festival western de Saint-Tite. Ça nous a pris une éternité à nous faufiler jusqu’au parking final.

 

Rendu là, on avait l’intention d’aller faire nos dévotions à Kali, comme le monde de la place. La foule nous a fait revoir ce plan du tout au tout. Il y avait deux files d’attente d’un kilomètre de long chacune ; c’est pas des farces. Et chaque famille tenait dans leurs  mains un petit quelque chose à offrir à la déesse : de la nourriture, genre, des guirlandes, etc.. Étant donné la foule, la madame a sûrement dû être ben contente de voir que le monde  l’aimait à ce point. Bref, ça nous aurait pris au moins deux heures, à nous faire chauffer au soleil, pour faire notre propre offrande – qui n’aurait duré que quelques minutes. On a donc décidé de laisser tomber – à la grande déception de Marguerite.

 

Personnellement, je n’y ai absolument rien perdu au change. On s’est promené dans la foule colorée – les femmes étaient absolument magnifiques dans leurs plus beaux saris. On a longé la rivière Hooghly qui sépare la ville en deux et qui, ma foi, fait aussi large – sinon plus – que le Saint-Laurent devant Trois-Rivières à certains endroits. On a vu le monde entrer dans la rivière, et se baigner, en signe de dévotion. Je ne m’y serais pas risqué moi-même… Si vous aviez vu la couleur de l’eau…. Faut être drôlement immunisé – ou fait fort – pour se mettre le gros orteil là-dedans !

 

Bon, ensuite… Il était 15h00 lorsque Santano nous a emmenés dîner dans un excellent restaurant de la place – Alibaba. Mais j’ai eu de la misère à manger. Il faut dire que Marguerite et moi sommes aux prises avec quelques problèmes intestinaux depuis hier soir. Ben oui, fallait s’y attendre. Rien qui semble encore dramatique (et j’espère que ça va rester de même… gloup…), mais nous ferons attention à la bouffe pour un petit bout. Daniel, pour sa part, semble mener le parfait bonheur de ce côté-là. Je ne lui souhaite aucun mal, bien sûr, mais rira bien qui rira le dernier ! J – c’est une farce…

 

Pour le retour, nous avons eu un peu de mal à nous entendre avec Santano. Notre chauffeur est extrêmement sympathique et serviable,  mais il parle un anglais très rudimentaire et avec un épouvantable accent. De sorte que nous ne le comprenons pas du tout par bouts – et lui non plus, ne nous comprend pas ! Il faut s’y mettre à trois pour tenter de le traduire, et il arrive souvent que nous ayons trois versions différentes de ce qu’il a dit… Ça va ben, hein ? Ça fait qu’il y a eu confusion et perte de temps sur ce que nous voulions faire en fin d’après-midi. Nous avons finalement décidé de rentrer à la maison – épuisés, un peu, étions-nous – je parle pour Marguerite et moi, à cause de nos petits problèmes de santé touristique.

 

Nous sommes donc revenus un peu tôt, et nous avons passé la soirée sur Internet, comme vous le savez maintenant : pour lire nos messages, pour envoyer les miens et pour réserver des avions en vue de notre itinéraire des prochains jours. Tout ça a demandé beaucoup de temps. Sans compter que nous avons eu la visite du fils adoptif de Sukumar pendant un petit bout.

 

J’ai avoué à Marguerite et à Daniel que j’étais un peu tanné de voir la laideur de Calcutta – y’en a marre un peu des pauvres, des mendiants, des détritus pleins les rues, du monde qui couche dehors en-dessous d’une planche de tôle… Cette cité a quand même un « beau » centre-ville : de grands espaces verts et des bâtiments qui datent de l’empire britannique – gros symbole ; dont l’ancienne résidence du gouverneur, par exemple. Peut-être serait-il judicieux d’avoir cette dernière vision de la ville avant de quitter. Nous verrons demain. Nous ne connaissons justement pas encore le programme de la journée de demain. Sukumar, qui était parti en dehors de la ville depuis le lendemain de notre arrivée, revient justement demain. Nous ferons peut-être quelque chose avec lui. C’est à voir…

 

Et demain soir, nous ne dormirons pas ici : nous prendrons le train pour Allahabad. Le voyage se fera de nuit, dans un compartiment-couchettes de six lits, que nous devrons donc partager avec trois Indiens. Ce sera une expérience… m’a averti Daniel

 

Je vous souhaite une bonne lecture, encore une fois. Et excusez la série de messages que vous avez reçus tout d’un coup. Internet a été une denrée rare, ici, au cours des derniers jours. J’espère que ça s’améliorera

 

À plus tard !

 

Ici, Yvan-Yvan, à la veille de quitter Calcutta – et c’est ben correct comme ça. On y reviendra un jour, peut-être.

 

Si vous désirez lire immédiatement la suite du voyage d'Yvan Yvan en Inde, cliquez ici.

 



17/03/2017
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