Les maudits vents

Les maudits vents

2011-11-07 --- Exhausted man

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De : Yvan Yvan - North Bergen (banlieue de New York)

Date : dimanche, 6 novembre 2011

À : parents et amis

 

Compte-rendu du capitaine Kirk…

 

Bonjour à tous.

 

Oh là là… Mes pauvres pieds….. Je compterai plus tard le nombre de kilomètres que j’ai parcourus aujourd’hui, mais ça doit approcher 15 certain (plus ceux d’hier…)… Nous sommes tous les trois effoirés dans notre minuscule chambre, difficilement capables de bouger le moindre orteil, sirotant notre petite bière, nous demandant ce que nous aurions fait demain, si nous étions restés une journée de plus. Bah… Nous serions repartis sur la trotte, évidemment, comme aujourd’hui. Mais la question ne se pose pas. C’est fini… demain, nous reprenons la route… Snif…

 

Ce matin, je suis retourné dans Central Park afin de voir ce que j’avais manqué hier. Le mémorial de John Lennon, premièrement, très simple – voir photo. Cette modeste inscription – Imagine – évoquait tout de suite une sensation triste. L’endroit était émouvant, en tout cas ; ça se sentait tout de suite… Il y avait un bouquet de roses sur la dalle. Les quelques gens présents étaient silencieux, recueillis, respectueux…

 

Et le Muséum d’histoire naturelle, tout de suite après, où je n’avais pas pu me rendre à cause des marathoniens. J’avais hâte de voir si le hall d’entrée était comme celui du film Une nuit au Musée. Eh bien non, celui (le hall) du film était plus beau. Mais le squelette du Tyrannosaure Rex était là ! – voir photo. Ainsi que la statue du président Théodore Roosevelt, mais avec quelques « petites » différences, toutefois.

 

Je me suis en outre promené dans Central Park. Regardez la photo du lac, ci-jointe. Croiriez-vous qu’il est situé en plein centre de Manhattan ? Et pourtant si. Et il n’occupe qu’une partie seulement de cet immense îlot de verdure. Vous vous promenez dans les rues de New York, c’est la cohue, la cacophonie, le mouvement, la vitesse, le tohu-bohu. Et lorsque vous mettez les pieds dans Central Park, la vie vient de ralentir au quart. On n’entend pratiquement plus les bruits de la ville. On se croirait à la campagne. Et l’aménagement est magnifique, avec des petits ponts de pierres un peu partout, des étangs, un jardin zoologique... Ah ! ces Américains ! Des fois, ils l’ont l’affaire… – l’ai-je déjà dit ?

 

Ah oui ! J’ai oublié de vous dire que je me suis encore séparé de M&M aujourd’hui. Pas parce qu’on s’est chicané… Non, non ! Simplement parce que ce matin, nous ne voulions pas voir les mêmes choses. Et cet après-midi parce qu’elles voulaient passer le reste de la journée à magasiner. Étant un digne représentant de la gente masculine, j’ai fui cette idée comme la peste. Alors, pendant qu’elles se rendaient chez Macy’s, j’ai pris une autre direction, à pieds, après nous être donné rendez-vous dans notre familière 42e Rue, à côté du « McDo Las Végas ».

 

J’ai alors descendu la Fifth Avenue du nord au sud, sans arrêt, au milieu de la foule de piétons qui parlaient dans leur cellulaire en marchant, qui pitonnaient leur i-truc-patente en marchant, qui lisaient en marchant, allant droit devant eux, envers et contre tous, le pas sûr et rapide. C’était la cohue, le va-et-vient effréné, les magasins remplis de monde (malgré que nous étions lundi). Les New Yorkais sont de tous les styles, des plus misérables aux plus excentriques, sans que personne ne porte le moindre jugement – le moindre regard, même. C’est déjà comme ça à Montréal, remarquez – et dans toutes les grandes villes du monde. Mais ce que New York offre de plus à ce niveau – ceux qui sont venus ici vous le diront – c’est une attitude tout en panache

 

Arrivé au bout de l’Avenue, dans Greenwich Village, à la hauteur de la 13e Rue, une belle surprise m’attendait : une grande arche invitant à entrer dans le Square Washington, autre magnifique parc où les New Yorkais se prélassent, jouent de la musique, jouent aux échecs, etc. On sent tout de suite qu’on vient de quitter l’effervescence de la ville pour entrer dans un quartier tranquille, bohème, intellectuel, branché – embourgeoisé aussi, malheureusement, à ce qu’on dit.

 

J’ai flâné dans le Village en tentant de m’y perdre. Mais je n’y suis pas parvenu – difficile de se perdre dans Manhattan. J’ai abouti sur le bord de L’Hudson River où je me suis assis en admirant de nouveau les gratte-ciels du Financial District, plus très loin, avec sa Freedom Tour, en construction.

 

En reprenant la route du retour, c’est là que j’ai eu la plus belle surprise de la journée. Après avoir aperçu des gens qui marchaient sur une passerelle dans les airs, j’ai été les rejoindre. Et voilà que j’étais monté sans le savoir sur le parc linéaire High Line, de plus d’un kilomètre de long, bâti sur une ancienne voie de chemin de fer surélevée, et aménagée d’une façon extraordinaire, où la nature était à l’honneur. La photo ci-jointe montre une partie dans laquelle on se serait crû dans une forêt. J’étais dans Manhattan, n’oubliez pas, au-dessus de la 11e Avenue et entouré de buildings de tous les côtés. Si vous allez à New York, ne manquez pas ça. C’est hors de la zone touristique ; c’est beau ; c’est inspirant ; c’est très new yorkais ; et c’est relativement nouveau (ouverture le 9 juin 2009 seulement).

 

Je me suis finalement traîné jusqu’à la 42e Rue, les jambes flageolantes. Souper dans un excellent restaurant indien – pour faire la transition avec mes prochaines chroniques qui vous parviendront de ce charmant pays (l’Inde).

 

Pour répondre à la question de J... Bien sûr que j’ai remarqué les belles New Yorkaises. Mais je n’osais pas vous en parler, de peur de paraître d’un voyeur… Oh là là… Avec leur allure stylisée elles en mettent plein la vue, et elles ont toutes les raisons du monde de le faire : elles sont tout simplement magnifiques – canons. J’en reparlerai discrètement aux gars une fois de retour…

 

Sur ce, je vous laisse avant de m’évanouir sur place et que mon portable ne tombe en bas du lit. Vous ai-je dit que j’étais épuisé ? Demain, direction la Belle Province : 9 heures de route.

 

J’espère que vous avez apprécié cette petite virée dans la Grosse Pomme avec nous. Prochain rendez-vous virtuel en janvier, donc – si tout fonctionne comme c’est prévu.

 

À bientôt !

 

Ici Yvan Yvan, en compagnie des deux M&M ; tout le monde sombrant dans les ténèbres…

 



16/03/2017
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