Les maudits vents

Les maudits vents

(10) 29 mai 2018 - En fuyant Alberto, toujours

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3 000 km avec une poussette (ou ma longue marche en solitaire dans les USA)

Chronique # 10 – En fuyant Alberto, toujours

Mercredi soir, le 29 mai 2018

Thomasville (Alabama, USA), motel Relax Inn (US 43)

 

Lundi, 28 mai

 

Lorsque je me suis mis en marche vers l’état de l’Alabama en ce lundi matin du 28 mai, je savais qu’Alberto entrait en Floride – à même pas 300 km seulement au sud de ma position. Cette fichue tempête subtropicale pénétrerait donc en Alabama et dans le Mississippi le lendemain, genre. Et elle serait en plein sur moi le surlendemain, tout au plus. Plus j’avançais et plus mon angoisse décuplait à cette idée.

 

Mais pour le moment, le temps était exactement comme d’habitude : soleil et canicule, entrecoupés de cellules orageuses ici et là.

 

À partir de Waynesboro, je me suis engagé sur la route 84 qui menait vers la frontière de l’Alabama. Il s’agissait d’une autoroute ressemblant comme deux gouttes d’eau à la 63 d’hier. Mais alors que sur celle-ci – on se rappelle –, il ne passait qu’un véhicule à toutes les cinq minutes en moyenne, eh bien, ici, aujourd’hui, sur la 84, il n’en passait qu’un à toutes les quinze minutes ! C’était parfaitement incroyable. Le trafic caravanier dans le désert du Sahara devait être plus important que sur cette route large comme deux terrains de football.

 

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Pourquoi avoir construit des autoroutes dans des endroits aussi peu achalandés ? que je n’arrêtais pas de me demander. Probablement parce qu’un entrepreneur et un élu s’étaient jadis concertés pour s’en mettre plein les poches, que je ne pouvais pas m’empêcher de supposer. Ça ne m’étonnerait pas pantoute, en tout cas.

 

Mais peu importait, car personnellement je me réjouissais de cette situation. Cela me permettait en effet de bénéficier de toute la largeur de cette route pour avancer avec mon Pout-Pout sans aucun danger – et tout en n’étant pas incommodé par les DRR-DRR.

 

Et de cette façon, je suis parvenu très rapidement à la frontière de l’Alabama que j’ai franchie vers 10h30. Et c’est exactement là que l’autoroute a pris fin pour devenir une petite route très ordinaire – mais toujours avec des simonac de DRR-DRR…

 

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Pour tout avouer, j’espérais que cette orgie de DRR-DRR n’ait été qu’une obsession des autorités du Mississippi… Mais non… L’Alabama avait apparemment la même politique d’exagération les concernant, et j’allais de ce fait, et manifestement, devoir les endurer pendant très longtemps encore – la plaie…

 

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Cyclistes, allez jouer ailleurs ! Vous n’êtes pas les bienvenus ici. C’est-tu assez clair ?

 

Une chanson m’est par ailleurs tout de suite venue en tête lorsque j’ai franchi cette frontière ; chanson qui n’allait pas me lâcher de toute la journée. Un véritable ver d’oreille.

 

Sweet home Alabama – Where the skies are so blues

Sweet home Alabama – Lord, I’m coming home to you

 

Et je me suis rendu compte, une centaine de mètres plus loin, en lisant une pancarte sur le bord du chemin, que cette chanson était peut-être même l’hymne national de l’état…

 

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Elle m’a en tout cas mis en train. Il me semblait en effet que je pourrais aujourd’hui franchir des kilomètres sans aucun problème.

 

À midi, j’étais déjà parvenu dans un petit village du nom de Bolinger, à 38 km de mon point de départ (il s’agissait en fait de deux stations-service et d’un lave-auto…). Étant donné l’heure, j’ai évidemment décidé de continuer, et ce, malgré le ciel orageux qui menaçait encore de me tomber dessus à tout instant. Mais bah, que je me disais, mon pseudo Ange gardien s’arrangera bien pour me protéger le cas échéant

 

Mais plus j’avançais et plus ce bel optimisme fondait comme neige au soleil. Cette route 84, à défaut d’être une autoroute, comme du côté du Mississippi, n’en était pas moins désertique pour autant. Aucune maison, par ici (ou très peu) ; seulement que des arbres et des champs à perte de vue. Si un orage éclatait – comme cela menaçait sans arrêt –, je ne voyais pas du tout où je pourrais m’abriter le cas échéant…

 

Heureusement, à part deux petits grains sans importance – même qu’ils ont été rafraichissants dans cette canicule –, je suis venu à bout de me rendre jusqu’au prochain village du nom original de Coffeeville, au bout de 63 km (!) d’une marche non stop sans me faire mouiller – ouf ! C’est là que j’ai décidé d’installer mes pénates pour le reste de la journée, et de la nuit. Il était temps, car j’étais fourbu.

 

Je me suis assis sous le porche d’une église qui ferait très l’affaire pour m’abriter, à l’entrée du village.

 

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Et je suis resté là jusqu’au crépuscule en attendant que quelqu’un vienne me parler et me demander ce que je faisais là. Je n’attendais que ça pour obtenir la permission de m’y installer. Mais curieusement, personne ne s’est présenté. J’ai alors pris l’initiative de squatter la place sans plus de façon.

 

J’ai monté ma tente et je me suis endormi tôt, mais j’ai mal dormi. Je me suis en effet réveillé plusieurs fois tout au long de la nuit au son de chiens qui passaient leur temps à hurler à la lune. On aurait dit des loups. Ou des loups-garous ?! Ça faisait très bizarre, en tout cas. D’autant plus bizarre que c’est effectivement la pleine Lune ces temps-ci !

 

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Et parlant de chiens, ce n’est pas tout : je me suis également réveillé en sursaut à quelques reprises au son de reniflements juste à côté de ma tête, de l’autre côté de la mince toile de ma tente. Des chiens errants se promenaient en effet par bandes dans ce village, et c’était eux qui venaient me visiter, comme ça, régulièrement, au cours de la nuit… Gloup…

 

Gloup, oui, car un moment donné, mon imagination débordante s’était mise à vagabonder en prenant conscience – en plus ! – que je n’avais aperçu à peu près personne dans ce village depuis mon arrivée, la veille. Étais-je tombé sur un village de loups-garous ? De zombis ? De vampires ? M’avait-on surveillé pendant tout ce temps-là en attendant de fondre sur moi, et de me mordre pour me changer en créatures comme eux ? Étais-je finalement en danger, dans ce village perdu de l’Alabama profonde ?

 

Cette pensée – très peu sérieuse, je rassure tout le monde – a vite été évacuée dès qu’une très forte pluie s’est mise à tomber autour de moi en plein milieu de la nuit. Ma peur des loups-garous a alors été remplacée – encore et toujours – par celle d’Alberto, beaucoup plus concrète, celle-là.

 

Cette pluie avait-elle un rapport avec lui, Alberto ? Était-ce là l’amorce de la tempête subtropicale annoncée ? Allais-je devoir passer les deux prochains jours sous ce minuscule porche ? Que se passerait-il, dans ce cas, lorsque les vents, en plus, se mettraient de la partie ?

 

Mardi, 29 mai

 

J’avais sûrement fini par me rendormir puisque le réveille-matin de mon cell m’a extirpé du sommeil ce matin, à 5h30. J’ai soupiré de soulagement en constatant qu’il ne pleuvait plus. Le temps de lever mon campement et le jour s’était levé. J’ai enfin vu l’état du ciel, qui était tout gris. C’était inquiétant, certes, mais pas comme je m’attendais. Il ne ventait pas non plus comme j’imaginais les effets d’une tempête subtropicale.

 

M’enfin, elle n’était peut-être pas encore arrivée, tout compte fait, cette tempête. J’avais lu sur Internet qu’elle franchirait la frontière de l’Alabama autour du 29, et nous étions justement le 29. Elle se pointerait probablement le nez à ma hauteur durant la journée – ou demain. J’étais donc encore loin d’être tiré d’affaire, et j’avais toujours intérêt à me trouver un trou sécure pour me planquer. Et je suis parti vers l’est.

 

La matinée a été très difficile. Les DRR-DRR étaient encore – bien sûr – au rendez-vous. Et il y avait beaucoup de camions, cette fois. Ce qui m’obligeait à être extrêmement vigilant, et à me ranger très souvent sur le bas-côté de la route afin de m’écarter de ces mastodontes, et au risque de briser mon Pout-Pout chaque fois. Et puis, cette route était également truffée de côtes qui ont accru le niveau de difficultés de cette promenade – je n’étais pas habitué.

 

À partir de 11h00, la chaleur était rendue oppressante. Je me suis arrêté dans la ville de Groove Hill où j’ai grignoté un petit lunch assis sous un arbre. Et j’ai repris courageusement ma route, vers le nord cette fois, dans le but de me rendre à Thomasville avant que le déluge que j’appréhendais me tombe dessus.

 

Chaleur suffocante, encore une fois… Avancée hyper difficile. Je suis arrivé à Thomasville sur les rotules, mais également tendu comme une corde de violon, car l’orage était encore une fois en train de gronder autour de moi, et sur le point de me tomber dessus d’une minute à l’autre.

 

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Je savais qu’il y avait un McDonald’s dans cette ville, et je tenais à m’y rendre avant que le déluge ne s’abatte.

 

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Pour faire exprès, par contre – c’est toujours comme ça, hein ? –, le restaurant se trouvait à l’autre bout de la ville qui se prolongeait elle-même dans le sens de la longueur.

 

À cette heure de la journée, le trafic était en outre à son comble. Et comme il n’y avait pas d’accotement ni de trottoir, je devais marcher dans la rue et j’obligeais ainsi les véhicules à me contourner. Ça n’allait pas ben pantoute – mais pas pantoute. Un policier m’a même arrêté, me demandant ce que j’étais en train de faire là !

 

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Heureusement qu’il m’a pris en sympathie en écoutant mon histoire. Il m’a finalement laissé aller en me demandant toutefois de faire attention – ben oui, c’est ben sûr, qu’est-ce tu penses que je fais depuis que je suis entré dans cette ville qui ne tient aucunement compte des piétons ?

 

Je suis arrivé au McDo juste à temps. Les premières gouttes de pluie ont commencé à tomber juste comme je me dirigeais vers la porte. Et c’est en courant comme un étalon sur le point de franchir le fil d’arrivée que je me suis engouffré dans l’établissement avec mon Pout-Pout en bousculant tout sur mon passage.

 

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Il était moins une, comme on dit. Cinq secondes de plus et j’aurais été trempé jusqu’à l’os ! C’est ce que l’on appelle de la synchronicité.

 

Quelle journée ! Je venais encore une fois de marcher plus de 60 km (63,5 pour être plus précis) – comme hier, et dans l’extrême chaleur. J’étais complètement vanné. Et tout en prenant place sur une banquette, je me suis demandé si je n’étais pas en train de brûler la chandelle par les deux bouts – et je n’ai pas osé répondre à cette question.

 

L’orage a duré deux bonnes heures. J’avais eu tellement chaud au cours de la journée que j’ai grelotté tout le long de ces deux heures à cause de l’air climatisé. J’ai mangé, j’ai bu, j’ai pris connaissance de mes messages et j’ai Skypé avec ma Domi. J’ai aussi cherché une place sur Google Maps où je pourrais me réfugier en sortant d’ici.

 

Sur l’écran, j’ai vu une église avec un large porche qui pourrait peut-être faire l’affaire. Elle ne se trouvait qu’à quelques minutes de marche. Je m’y suis dirigé après que la pluie a eu cessé. Pour me rendre compte que ce n’était pas une église pantoute, mais une banque !

 

J’étais tellement épuisé que je n’avais plus la force – ni le courage – d’aller plus loin.

 

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D’autant plus que le crépuscule allait tomber très bientôt.

 

Il y avait une petite église – une vraie, cette fois – juste de l’autre côté de la rue. Je m’en suis approché pour constater qu’il n’y avait ni porche ni shelter…

 

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Mais j’ai entendu du monde à l’intérieur. Il s’y tenait en effet une sorte de « messe ». J’entendais un preacher parler dans un micro et des gens qui lui répondaient « Alléluia » en cœur.

 

J’ai alors décidé de demander à cet homme de me laisser éventuellement dormir dans son église. Peut-être serait-il assez gentil pour m’accorder cette faveur ? Il s’agissait d’une église chrétienne. Et dans ma tête, le pasteur d’une église chrétienne se devait d’être un adepte de la charité.

 

Je pensais surtout toujours à ce foutu Alberto qui devait être tout près, maintenant : dormir à l’intérieur m’en protégerait pendant qu’il s’abattrait sur la région.

 

Si le pasteur refusait, eh bien… Eh bien, je serais bien mal pris, car au McDonald’s, je n’avais pas pris le temps de bien étudier le plan de la ville, et j’ignorais s’il s’y trouvait une sorte de shelter quelque part ailleurs, ou un motel. Au pire, j’y retournerais pour étudier ça de plus près. Mais j’avais quand même confiance que mon Ange gardien arrangerait finalement les choses au mieux.

 

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J’ai attendu une demi-heure sur le pas de la porte. La cérémonie a fini par finir. Il était temps, car le soir commençait à tomber pour de bon. J’ai pu enfin parler au pasteur qui est venu à ma rencontre entouré de quelques-unes de ses ouailles. Il a écouté mes doléances en souriant sans arrêt – cela me semblait bon signe.

 

Une fois que j’ai eu terminé mon petit laïus, il a commencé par refuser que je couche dans l’église – aïe ! – alléguant que ses assurances le lui interdisaient.

 

MAIS… a-t-il tout de suite enchainé…

 

Mais quoi ?

 

MAIS son ministère se ferait un plaisir de me payer une chambre de motel…

 

QUOI ??

 

Exactement.

 

Je rêvais ou quoi ?

 

Si je rêvais, c’était un rêve hyper réaliste, car une demi-heure plus tard, j’étais bel et bien dans une chambre de motel, les yeux dans le vague, ne comprenant rien à rien à ce qui venait de se passer tout à coup.

 

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Ben quoi ? Pas plus tard qu’une demi-heure plus tôt, en effet, j’étais dehors, sale comme un itinérant, tout mouillé après avoir marché 63 km dans la canicule, épuisé, angoissé à l’idée qu’Alberto était sur le point de me tomber dessus, et découragé, et le soir tombait. Et voilà que je me retrouvais maintenant tout à coup dans le confort et la sécurité d’une chambre, avec lit, douche, électricité, air clim, et protégé de l’intempérie pour toute la nuit à venir. Y’avait de quoi être sonné par la tournure subite des événements, non ?

 

Et j’en étais là, immobile au milieu de la chambre, mon Pout-Pout stationné à mes côtés, incapable de bouger, n’osant pas, aurait-on dit, profiter de ce cadeau qui venait de me tomber du ciel. C’était en effet beaucoup trop beau pour être vrai, et je craignais vaguement que quelqu’un entre soudainement et me dise : « Désolé, monsieur, mais nous nous sommes trompés. Vous devez sortir d’ici tout de suite ».

 

C’est alors que mon œil a accroché la carte d’affaires de cet établissement posée sur le bureau. Le nom du motel était RELAX INN.

 

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Mais dans ma tête, je ne lisais pas du tout le nom de ce motel. Non : je l’entendais.

 

Une voix – celle de mon Ange gardien, bien sûr, qui d’autre ? – murmurait en effet dans mon cerveau engourdi. Et elle me disait à peu près ceci : « Now relax, Yvan. Just sit down and relax… »

 

Et c’est ce que j’ai fini par faire.

 

Mais ça a pris du temps…

 

* * *

 

PS) Avant de terminer, j’aimerais ajouter quelques mots à propos d’un fait qui peut paraitre étrange de prime abord. Certaines personnes ont en effet été surprises d’apprendre que j’arrêtais souvent dans les McDonald’s.

 

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Eh bien, oui. N’en déplaise à certains puristes de l’alimentation, depuis le début de ce périple, Ronald est en effet devenu très rapidement mon meilleur ami.

 

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J’en suis même venu à espérer son apparition sur ma route tous les jours.

 

Chaque fois que je m’approche d’une quelconque ville, je cherche en effet et continuellement des indices m’indiquant qu’une de ses succursales s’y trouve peut-être. Ces indices sont au nombre de deux :

 

1- les écriteaux qui annoncent très clairement sa présence quelques kilomètres à l’avance ;

 

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2- les cochonneries « M » dans les fossés aux abords des villes – en passant, merci à tous ceux qui se soucient de l’environnement et qui garochent leurs déchets par la fenêtre de leur char. Votre sens du civisme m’a été bien pratique tout au long de ma route.

 

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Et lorsque mes yeux accrochent le fameux « M », haut perché dans les airs, au loin, je me retiens de pousser un cri d’allégresse. Je ne suis pas loin, dans ces circonstances de ressembler au capitaine d’un navire, perdu en mer, et qui aperçoit soudain la lumière d’un phare au loin.

 

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Cette amitié – indéfectible maintenant – entre Ronald et moi, tient en plusieurs raisons. Dans les McDo, je peux en effet :

 

- manger à satiété à très bon marché ; les petits-déjeuners, surtout, qui sont très nourrissants et qui, – contrairement à ce que les puristes affirment – contiennent à peu près les mêmes aliments qui sont servis sans les restos ordinaires ;

 

- entrer mon Pout-Pout avec moi ; tout le monde se foutant en effet de sa présence encombrante dans le milieu de la place ; plusieurs employés m’offrant même leur aide en m’ouvrant les portes pour que je puisse entrer plus facilement ;

 

- boire des boissons gazeuses jusqu’à plus soif ; pour 1$, on peut en effet remplir un verre grand comme l’Empire State Building autant de fois que l’on veut ; avant de quitter, je ne manque d’ailleurs jamais de remplir 3-4 bouteilles vides que je tiens toujours en réserve ;

 

- profiter de toilettes à peu près toujours très propres ;

 

- recharger mes appareils électroniques (laptop, tablette et téléphone) grâce aux multiples prises électriques qui sont dispersées un peu partout ;

 

- et SURTOUT : disposer du wifi haute vitesse et gratuit ; ce qui me permet une foule de choses : prendre mes messages, vérifier la météo, Skyper avec ma Domi et planifier ma route à l’aide de Google Map…

 

Bref, ennemis des McDo, prenez garde, car si jamais vous osez les dénigrer en ma présence, préparez-vous à une répartie immédiate de mon cru !

 

Et toi, Ronald, mon coco, viens ici que je t’embrasse !

 

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 LUNDI ET MARDI, 28 ET 29 MAI 2018

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02/08/2018
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