Les maudits vents

Les maudits vents

(05) 21 mai 2018 - Les mouches des bayous de l'enfer

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3 000 km avec une poussette (ou ma longue marche en solitaire dans les USA)

Chronique # 05 – Les mouches des bayous de l’enfer

Lundi soir, le 21 mai 2018

Pearlington (Mississippi, USA) – Sur la route 90 (la Chef Menteur Highway)

 

Dans la présentation précédente, je dis que je me trouve dans l’état du Mississippi – plus précisément à Pearlington. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. J’ai installé mon campement à 400 mètres à l’ouest de la frontière – en Louisiane, donc, toujours.

 

Demain matin, je franchirai la Pearl River – la rivière aux Perles – (c’est ça, la frontière), sur un pont de fer – je le vois d’ici –, et ça y sera. Ça y sera aussi pour mon entrée dans le village de Pearlington – que je vois également d’ici.

 

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Mais pour en arriver là, par contre, quelle journée j’ai vécue ! « Quelle journée ! » dans le sens de : « Je ne passerai jamais à travers de ce foutu projet de malade. C’est au-dessus de mes forces… »

 

Rien de moins…

 

Je commence par ce matin…

 

Comme je l’avais promis la veille au soir au policier et à mon charmant voisin, je me suis levé très tôt (dans l’obscurité). En démontant ma tente, je n’ai pas pu m’empêcher de jeter quelques coups d’œil vers la maison fatale. Une pièce était éclairée. Avaient-ils laissé allumer au cas où je me serais approché subrepticement de la maison afin de kidnapper / ou violer / ou tuer leur fillette durant la nuit ? Me surveillaient-ils, même, en ce moment ?

 

M’enfin, ne pensons plus à ça. L’aventure m’attend !

 

Ma tente était toute mouillée par l’humidité de la nuit, presque comme s’il avait plu. Misère… Il n’était pas question que j’enroule la toile dans son sac. J’ai donc remisé le tout dans mon Pout-Pout, un peu cahin-caha, en espérant que la chaleur du jour la sècherait avant ce soir… Je me suis alors passé la réflexion que, désormais, il faudrait absolument que je monte cette tente sous un abri quelconque. Sinon, je dormirais toujours dans l’eau. Un autre problème…

 

Bon, ma journée, maintenant…

 

Avant même de prendre l’avion, j’avais pensé à la façon dont je sortirais de la Louisiane, par l’est de la Nouvelle-Orléans. En fait, il n’y a pas 36 façons, il y en a seulement deux : ou ben tu prends un long pont qui traverse l’est du lac Pontchartrain (la route 11 – voir carte) ; ou ben tu prends la route 90 (la Chef Menteur Highway), qui longe les bayous. Les deux se rejoignent après plusieurs kilomètres au nord-est.

 

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J’avais déjà opté pour la seconde solution. Pourquoi ? First of all, parce que je n’aimais pas l’idée de prendre le pont, qui est très étroit et très long. Si quelque chose ne se passait pas bien en plein milieu, que je me disais, il me semblait que je serais mal foutu à cet endroit avec mon encombrant Pout-Pout. Ensuite, je tenais absolument à voir les maisons sur pilotis. Tout le long de la 90, en effet, les maisons sont érigées sur d’énormes pilotis qui font certainement dans les 10 mètres de hauteur.

 

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Ça a finalement été une très mauvaise décision…

 

J’ai commencé par manger une croûte dans une station-service avec les travailleurs du matin (tous noirs). Je me suis acheté quelques bouteilles d’eau. Et je suis parti, comme ça, go vers de nouvelles aventures.

 

Mais ça n’a pas pris dix minutes que j’ai eu de la compagnie : quelques mouches ont commencé à me tourner autour et à me coller. Et ça n’a pas pris dix autres minutes que ces quelques mouches se sont multipliées par dix, puis par cent, puis par mille… Tellement que j’ai commencé à paniquer grave : elles rentraient dans tous mes orifices corporels qui étaient à l’air libre (oreilles, yeux, bouche, narines). Et elles se collaient sur tous les pores de ma peau. .

 

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Je devais absolument faire quelque chose, sinon j’allais devenir complètement fou et plonger tête première dans les bayous !

 

Heureusement, dans mes bagages, j’avais apporté un filet-moustiquaire pour me protéger éventuellement la tête des moustiques du soir. Eh bien, ce filet allait dorénavant changer de vocation et me protéger des mouches du jour !

 

MAIS OÙ L’AVAIS-JE FOUTU? Ça, c’était une sacrée bonne question !

 

Il a fallu que je vide tous mes bagages un à un sur le bas-côté de la route et que je cherche le – tout petit – objet en question en faisant des moulinets de folie et en dansant le twist devant les autos qui faisaient de larges écarts afin d’éviter ce fou à lier qui sautait comme un malade sur la route.

 

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Mais j’ai fini par le retrouver. Il était évidemment dans le fond des fonds. J’ai aussi sorti un gilet à manches longues.  J’ai enfilé le tout à la vitesse de l’éclair en hurlant de désespoir. Puis j’ai tout remballé comme je le pouvais – tout croche –, et je suis reparti en espérant n’avoir rien oublié sur le bord du chemin…

 

Mazette… L’enfer…

 

C’était la canicule, je le rappelle : chaud, humide, étouffant.

 

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Ajoutez à cela, un filet-moustiquaire autour de la tête, un chapeau sur le caillou, un gilet à manches longues sur le dos, et un tee-shirt enroulé autour de mes mains qui tenaient la poignée de Pout-Pout. Je me suis mis à avoir chaud comme c’est pas possible. À cause de la chaleur en tant que telle, bien sûr, mais également à cause de toutes ces mouches qui s’agglutinaient sur le filet et sur mon gilet et qui me causaient un stress de cauchemar.

 

Je me retournais quelquefois, et je tentais de ne pas crier à la vue de ces dizaines et dizaines de mouches qui étaient entassées sur mes épaules, comme des sangsues. D’autres se tenaient sur le filet, juste devant mes yeux, et d’autres encore se reposaient sur mon tee-shirt enroulé autour de mes mains. C’était hallucinant comme dans un film d’Hitchcock.

 

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Au fait, je les ai appelées « les mouches des bayous de l’enfer »… Je ne sais pas quelle sorte c’était. Elles ressemblaient en tout cas à nos « mouches à chevreuil ».

 

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Chose curieuse : elles laissaient mes jambes tranquilles. Ce qui a été un miracle, dans un certain sens. Car si elles s’étaient acharnées sur ces membres-là aussi, là, mes amis, j’avoue que je n’en serais pas sorti vivant. Il aurait fallu que j’enfile mes pantalons de nylon (conçus pour le froid) ; et avec cette chaleur, je me serais évanoui dans un fossé quelque part, et les alligators n’auraient eu qu’à s’emparer de ma carcasse cuite à broil.

 

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De toute façon, mes pantalons de nylon, je n’avais aucune idée de yousse que je les avais foutus.

 

Bref, j’ai continué à marcher vers l’avant. Avais-je le choix ? Je tentais de faire comme si elles n’existaient pas. Je m’ordonnais de les ignorer. Elles n’existent pas, Yvan. Tu marches dans la belle nature du bon Dieu, et c’est bon. La vie est belle. La-la-la-la-lèèère… Un pas après l’autre, et tu seras au Québec en moins de deux, et…pfout ! (je crache sur une mouche qui colle mes lèvres à travers le filet). Et je profite à plein de mon projet, et… – pfout !.. (je crache sur une mouche qui touche mon nez à travers le filet)… Et cette jambe… Mais qu’est-ce qu’elle a cette jambe, au juste ?

 

Car en plus des mouches et de la chaleur, j’avais en effet du mal à marcher. Je commençais même sérieusement à boiter. Mon mal d’hier sur le devant du tibia gauche continuait à me faire souffrir. C’était pire qu’hier, en fait.

 

Et puis, j’avais soif. Affreusement soif.

 

Mais quand je relevais le filet pour boire, les mouches en profitaient aussitôt pour s’infiltrer dedans et envahir mon visage. Et elles se déposaient sur mes mains nues. Et je paniquais de plus belle.

 

J’ai fini par terminer mes bouteilles d’eau. Je n’en avais carrément pas assez par cette chaleur. Et sur la 90, il n’y avait aucun commerce : pas de food market, pas de station-service, rien…

 

Il n’y avait que les fameuses maisons sur pilotis qui étaient enfin là, tout autour de moi, mais que je ne pouvais aucunement apprécier, comme de raison. Et je ne voyais personne autour de celles-ci. À cause des mouches, probablement – pas fous, les gens, ici ! J’avais prévu de les prendre en photo, ces maisons, mais j’ai remisé ce projet, comme tous les autres. Impossible de sortir le kodak dans ces conditions.

 

J’ai enfin vu deux hommes qui travaillaient sous l’une de ces maisons. Ma situation – vs l’eau – était rendue tellement alarmante que j’ai dû aller les voir pour leur demander l’aumône de quelconques liquides. Curieusement, sous la maison, les mouches m’ont lâché…

 

Les deux hommes, gentils comme tout, m’ont donné 5-6 bouteilles. Je les ai remerciés avec force effusions, et je suis reparti. Les mouches m’ont aussitôt ressauté dessus…

 

Et ça a été comme ça tout le long de la 90, jusqu’à la frontière du Mississippi. Quelques 45 km…

 

45 km, c’est long en tabarnouche quand des millions de mouches te collent de partout et te bourdonnent sans arrêt autour des oreilles.

 

J’ai enfin vu le pont que je cherchais à atteindre depuis ce matin : celui qui enjambe la Pearl River, cette rivière étant la frontière entre la Louisiane et le Mississippi.

 

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Mais étais-ce bien celui-là ? Je n’en étais pas certain. Des ponts, j’en avais traversé quelques 5 ou 6 depuis le matin.

 

Juste avant – 400 mètres avant –, j’ai aperçu un homme qui était assis, seul, sous un abri de bois à côté d’une roulotte bringuebalante. L’abri était également érigé à côté d’un petit lac entouré d’un trottoir de bois.

 

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J’ai été le voir avec ma carte routière pour obtenir mon information.

 

En fait, cet abri, c’était un (très) modeste commerce. J’ai cru comprendre que l’homme – 55 ans environ, très sympathique, du nom d’Eugene Magee – pêchait la crevette dans ce lac et en faisait le commerce. Il m’a invité à m’asseoir. Ce que j’ai fait sans me faire prier. Sous cet abri, il y avait un énorme ventilateur qui fonctionnait à donf et qui projetait de l’air frais ; Mais surtout : QUI CHASSAIT LES MOUCHES ! Le nirvana !

 

Nous avons rapidement sympathisés. Il m’a confirmé que cette rivière que je m’apprêtais à traverser était bel et bien la frontière entre les deux états. Nous avons bavardé de choses et d’autres. Il m’a entre autres appris qu’il avait jadis participé à la construction du pont. Il m’a trouvé drôle avec mon projet de traverser les États-Unis à pied. Je lui ai finalement demandé s’il avait une idée où je pourrais monter ma tente dans un endroit sécure, ce soir, à Pearlington – le village juste de l’autre côté du pont – sous un abri de préférence.

 

Et puis finalement, parle parle jase jase, il m’a offert le sien : son abri ! Celui sous lequel je me reposais en cet instant ! J’ai immédiatement compris le miracle qui était en train de se produire : je pourrais tout de suite jouir d’un toit, du ventilateur (pas de mouches !) et de l’électricité ! Mon problème du coucher était réglé pour ce soir comme dans un super emballage cadeau tout forfait compris ! Un miracle, oui !

 

Je n’en avais pas encore conscience à ce moment-là, mais plus tard, je me souviendrai que cet événement aura été la deuxième aide concrète – et évidente – que m’avait envoyée mon Ange gardien pour me donner un petit lousse après cette journée d’apocalypse. (La première intervention ayant été l’arrivée providentielle du policier hier soir, qui était arrivé juste à temps lors de mon échauffourée avec le père de la fillette que je voulais prétendument kidnapper / violer / tuer…)

 

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Pour l’instant, je me suis juste retenu pour ne pas crier et sauter de joie devant mon sauveur.

 

Sa journée étant presque finie quand je suis arrivé, il est parti chez lui en me souhaitant bonne chance dans mon périple – j’en avais bien besoin !!

 

J’ai immédiatement étendu ma tente – encore toute mouillée du matin – par terre au soleil pour la faire sécher, j’ai écrit mon journal de bord, et j’ai relaxé en face du ventilateur pendant deux heures – sans mouches !! – en regardant les tortues sortir la tête du lac de temps en temps J’ai également examiné ma jambe plus attentivement…

 

En plus des ampoules que j’avais sur les deux pieds, aucun doute n’était plus possible : ma cheville et mon pied gauches étaient plus gros que ceux de la jambe droite.

 

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Cette jambe était bel et bien en train d’enfler… Mais que se passait-il donc ? M’étais-je foulé la cheville quelque part sans m’en rendre compte ? Cela me paraissait impossible.

 

Mais j’étais trop fatigué pour tenter de comprendre ce mystère. J’ai opté pour la pensée magique : Allez, oublie ça, Yvan. Demain, il n’y paraitra plus rien. Et voilà !

 

Lorsqu’est venu le temps de monter ma tente, je me suis assuré qu’aucun serpent ne s’était faufilé dedans pendant qu’elle séchait au soleil.

 

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Eugene m’avait averti qu’il en voyait de temps en temps – il en avait même tué un big  de 6 pieds de long, deux jours auparavant, qui se dandinait juste là où était ma tente.

 

Il m’a aussi appris qu’il y avait trois alligators dans le lac, à peine cinq mètres d’où j’allais dormir.

 

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Heu…  Dekessé ?

 

Mais je n’avais apparemment rien à craindre, qu’il avait rajouté avec un petit sourire en coin : les alligators ne montent jamais sur la jetée. Bon, OK, ça me rassure en ta, ça

 

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Il m’avait également avisé que je devais laisser la lumière allumée sous l’abri pendant toute la nuit, ainsi que la musique. Aucun souci, Eugene, tout ce que tu voudras, c’est toi le boss, et MERCI POUR TOUT !

 

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Je me suis couché et je me suis endormi en deux minutes.

 

La lumière ne me dérangera pas une miette. Par contre, la musique, ce sera autre chose… Le poste de radio faisait jouer tous les vieux hits des Beatles, des Rolling Stones, des Mamas and the Papas, des Bachman-Turner Overdrive, et tous les autres succès américains des années 70. C’était pas du Jean Sébastien Bach, disons…

 

Je me réveillerai durant la nuit sur I can’t get no ! Et puis, comme j’aurai de la difficulté à me rendormir, je me mettrai à penser à ma journée de la veille – les mouches des bayous de l’enfer ! – et dans quel pétrin je m’étais sans doute fourré avec ce projet insensé de marche que je ne réussirais vraisemblablement jamais à mener à terme. Et je commencerai à angoisser grave.

 

Jusqu’à ce que tout à coup…

 

Jusqu’à ce que tout à coup, une chanson des Beatles se mettra à jouer à la radio, et que j’entendrai ces mots magiques…

 

When the night is cloudy there is still a light that shines on me

Shines until tomorrow, let it be...

Let it be, let it be, let it be...

 

Je considérerai cela comme un message de mon Ange gardien... Et je me rendormirai comme un bébé…

 

Cute, hein?

 

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LUNDI, 21 MAI 2018

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LA CAPSULE ENCYCLOPÉDIQUE

DES MAUDITS VENTS

 

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Question quiz : sans regarder et juste de mémoire, combien de « s » et de « i » y a-t-il dans le nom de cet état ?

 

Population du Mississippi : environ 3 millions

 

La carte ci-dessous représente la répartition de la population sur l’ensemble du territoire : ca part du rouge (très densément peuplé – les agglomérations urbaines, pour ainsi dire) au vert (plutôt dépeuplé), en passant par le jaune (moyen). Comme on peut voir – car ça saute aux yeux –, le Mississippi n’est pas très peuplé dans l’ensemble.

 

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Le Mississippi tire son nom du fleuve du même nom qui constitue une partie de sa frontière ouest, avec la Louisiane.

 

Le fleuve Mississippi tire lui-même son nom d’un mot de la tribu indienne ojbwée : misi-ziibi, qui veut dire « grand fleuve ». Il coule tout le long des USA, du nord au sud, et termine sa course en un delta dans la région de La Nouvelle-Orléans. Grand fleuve est certainement une bonne expression pour le qualifier, oui.

 

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La capitale de l’état du Mississippi est Jacksonville (app. 570 000 habitants en comptant son agglomération) qui se trouve la zone la plus peuplée de l’état.

 

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Je traverserai cet état dans sa plus petite largeur, au sud. Ce que je ferai sur un terrain plat. Comme le montre la carte ci-dessous, le relief du Mississippi n’offre pas beaucoup de variété. C’est le repos avant les Appalaches qui viendront avec l’Alabama, mais surtout avec la Géorgie.

 

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Comme en Louisiane, je me trouve dans l’un des états qui ont acheté et fouetté des esclaves noirs jusqu’à la fin du XIXe siècle, et qui ont pratiqué la ségrégation raciale jusque dans les années 60 – et qui le font encore aujourd’hui, dans un certain sens.

 

Au recensement de 2010, l’état du Mississippi comprenait la plus forte proportion de Noirs de tous les États-Unis : 37 % ; et la plus faible proportion de Blancs : 59 %. Ça ne doit pas avoir beaucoup changé depuis ce temps, j’imagine.

 

Le Mississippi a également voté pour le Mickey aux dernières élections présidentielles. Mais ça m’étonnerait que ce soient les Noirs qui soient responsables de cette catastrophe. Les Blancs, ici, dans l’ensemble des états du sud – appelés Dixie – ont une bien bizarre de mentalité. Je ferai peut-être une petite capsule encyclopédique modiventesque là-dessus un de ces quatre.

 

En parlant du clown – Mickey –, avant de partir, chez moi, et en pensant que ça m’aiderait à me faire des amis, j’avais préparé une pancarte. Avec de la peinture noire, j’avais écrit : « À bas le tyran ! Mort à Trump ! » (ou quelque chose comme ça...).

 

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Elle est dans ma poussette. Je l’ai pas encore sortie. Je pense que ce ne serait pas une bonne idée, finalement.

 

En tout cas, pas ici…

 

 

 



20/07/2018
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