Les maudits vents

Les maudits vents

2013-02-04 --- Pause-pluie

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De : Yvan Yvan – Quito

Date : lundi, 4 février 2013

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

Ben oui : une pause… Qu’est-ce que tu veux faire d’autres par un temps pareil ?

 

Il a commencé à pleuvoir hier soir. Et ça n’a pas arrêté depuis ce temps-là. Ça alterne entre de la petite pluie et de la grosse pluie. Mais le dénominateur commun, c’est le non stop. Fallait bien que ça survienne un jour ou l’autre…

 

Je me suis quand même rendu à l’école, ce matin, c’est bien certain…

 

Et là, je ne sais pas si je commence à faire de la paranoïa concernant les pickpockets, mais il m’a semblé, dans le bus, sentir un léger frôlement sur ma fesse gauche, à l’endroit où se trouve une de mes deux poches arrières. Je me suis retourné d’un coup, et juste derrière moi se tenait un jeune, pas plus de 17-18 ans, les cheveux peignés en l’air avec de la brillantine, sac à dos, écouteurs d’Ipod sur les oreilles. Juste au moment où je tournais la tête, il a remonté sa main vers un de ses écouteurs pour le réajuster.

 

Était-ce un hasard ? J’en sais fichtrement rien. Il semblait en tout cas se soucier autant de moi que de sa première chemise. Et puis, ça a adonné que, justement à ce moment-là, les portes du bus se sont ouvertes, et il est sorti, mine de rien.

 

Qu’est-ce à dire ?

 

Peut-être que je commence simplement à voir le mal partout…

 

Ce midi, après les cours, il y a eu une petite fête improvisée pour souligner l’anniversaire de Connie, une des trois autres étudiants suisses-allemands. Ça a duré une demi-heure.

 

Ramiro a joué de la guitare et a accompagné les profs qui connaissaient quelques chansons espagnoles. Liliana doit lui avoir appris que je grattais un peu de cet instrument (j’en avais parlé pendant nos conversations), car un moment donné, il me l’a tendue tout naturellement pour que je pousse une petite chanson du pays. Je l’aurais fait volontiers, mais elle était montée pour un droitier, alors que je suis aux prises avec un terrible handicap instrumental : je joue gaucher. Dommage… Ça m’aurait fait plaisir… Et en plus, j’aurais pu me tromper dix fois dans les paroles, que personne ne s’en serait rendu compte !

 

Après l’école, je me suis rendu au Restaurant chez Alain ; un autre endroit – répertorié dans le guide Routard – que m’avait conseillé C(é) et J-M : pas très grand, sympathique, une quinzaine de tables, murs tapissés d’affiches de Toulouse-Lautrec, de New York et des Rolling Stones (cherchez le lien) ; musique d’ambiance de chanteurs français…

 

Alain est un Français de la région de Bordeaux installé ici depuis des lustres, et qui accueille ses clients avec enthousiasme. Des accolades et des bisous en veux-tu en v’là avec sa clientèle régulière. Et ça ne lésine pas avec le service. Aussitôt entré dans le resto – même pas assis – et aussitôt le carnet à la main pour prendre la commande. Et aussitôt l’assiette terminée, aussitôt envolée et remplacée par la suivante, zip ! zap !

 

C’était mon premier vrai repas au restaurant. 8 $ pour un délicieux filet de truite avec entrée, soupe, dessert et café expresso. Voilà qui retape son homme ! Mais j’aurais aimé prendre un peu plus mon temps, j’avoue… Je suis en vacances, après tout – pas au boulot –, et c’est la pluie qui m’attendait, dehors. Mais l’endroit valait quand même le détour – même si je n’y suis pas resté longtemps !

 

En passant, certains m’ont demandé ce que je mangeais chez ma famille d’accueil. Je vais peut-être en décevoir plusieurs, mais je mange quasiment la même chose que chez nous. Au déjeuner : smoothies, café, fruits (beaucoup de fruits, mais les mêmes qu’au Québec), pain, fromage, petite viande froide. Le soir : soupe, viande (poulet et bœuf, surtout), pommes de terre, riz, salade... C’est à peu près ça. Je n’ai mangé qu’une spécialité de l’Équateur (de la côte) : des crevettes apprêtées d’une façon particulière, qui étaient délicieuses, et dont je ne me souviens plus du nom (ça va ben, hein ?). Ah oui ! Et des bizcochos, sortes de petits gâteaux secs, spécialités de la ville de Cayambe, pas très loin au nord (je suis passé par là lorsque je me suis rendu à Otavalo, l’autre jour).

 

 

Bon, cela dit… Après le restaurant………….

 

Après le restaurant, ben c’était encore la pluie. Impossible de marcher, et ça ne me tentait pas d’aller m’enfermer dans un musée. Alors, je suis rentré à la maison. Tout bêtement. Une journée (presque) perdue quant à moi, mais que voulez-vous, rien n’est jamais parfait…

 

Et comme je n’ai plus rien d’intéressant à rajouter, alors, je m’arrête ici pour ne pas vous ennuyer.

 

À demain, donc, en espérant que j’aurai des choses plus capotantes à vous raconter.

 

Yvan Yvan

 

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20/03/2017
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