Les maudits vents

Les maudits vents

2012-01-17 --- Arrivée à Delhi

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De : Yvan Yvan – Delhi

Date : mardi, 17 janvier 2012

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

Ben oui, nous voilà maintenant à Delhi, la capitale du pays. Nous nous sommes levés ce matin à 6h00, à Calcutta, et nous avons pris possession de notre hôtel – le Woodland Deluxe – je souligne Deluxe –, à Delhi, à 15h00. Entre les deux : il y a eu un vol de 2 heures avec Air India qui s’est très bien déroulé. Le prix de l’hôtel ? 800 roupies / 16 $ / 11 €.

 

La rue de notre hôtel s’appelle Arakashan Road. Je ne connais évidemment pas la signification de ce mot (Arakashan), mais j’opterais pour « dix milles hôtels ». Ça donnerait donc : la rue aux Dix milles hôtels, et ça aurait plein de bon sens, car je jurerais qu’ils les ont tous regroupés par ici – peut-être pour faciliter la tâche aux chauffeurs de taxis – je dis ça de même… En tout cas, le jour, il y a de l’animation dans cette rue. Et le soir, il y a de l’animation et de la lumière – on se croirait à Las Vegas…

 

Un petit mot sur l’aéroport de New Delhi – vaste, moderne, propre – qui n’a rien à envier aux occidentaux. Je ne peux évidemment éviter la comparaison avec celui de Calcutta, qui faisait un peu… comment dire? Rustique ? Fond de brousse ? C’est une image très exagérée, bien sûr…

 

Un mot, aussi sur le chemin entre l’aéroport et la ville : propre également, pas vraiment de détritus, pas de maisons délabrées, pas d’échoppes tout croches sur les bords de rues. Une route large, bordée de verdure – c’est la capitale, quand même. Mais des populations pauvres comme à Calcutta, il y en a évidemment ici aussi. La rue en bas de ma fenêtre (vous rappelez-vous le nom ?) en est un bon exemple. Les misérables ont dû avoir été refoulés un peu partout. Je ne sais trop encore. J’aurai le temps de connaître les airs, car nous restons trois jours ici, à jouer les touristes un peu plus conventionnels.

 

Vers 17h00, nous sommes allés souper dans un restaurant… fast-food indien, genre ; et c’était très bon. Nous nous y sommes rendus en rickshaw (à moteur) – ceux que l’on voit partout dans le pays : vert et jaune. En Asie en général, ils appellent ça des tuk tuk – il faut prononcer touk touk. C’était la toute première fois que j’embarquais dans cet engin. Moment historique que j’ai immortalisé par une photo. Et le prix de la course est resté gravé dans ma mémoire : 60 roupies (1,20$ ou 0,80 €).

 

Ah oui ! Juste avant… En attendant mes deux compagnons pour aller souper, j’ai marché une bonne longueur de la rue Arakashan. Rue typique indienne (si on ne tient pas compte des hôtels qui la sillonnent de partout) : petites échoppes tout le long, trafic épouvantable et anarchique, mendiants… Un moment donné, en marchant, cahin-caha, un peu distrait, paf ! une pelure de banane s’est effoirée un mètre à peine devant moi. J’ai levé la tête… Personne… Mais une fenêtre était ouverte. Quelqu’un avait dû la lancer par là sans s’occuper de savoir où elle aboutirait… Question poubelles, Sukumar nous avait expliqué que les habitudes de l’Inde avaient à être changées de fond en comble. Une image vaut mille mots, dit-on : le simple spectacle d’une pelure de banane tombant quasiment sur ma tête en pleine rue  m’a fait saisir ce qu’il avait voulu dire.

 

Après le souper, Marguerite et Daniel voulaient aller voir un film typique bollywoodien (nom donné, bien sûr, en référence au cinéma hollywoodien). Marguerite tenait même à le voir en hindi ! Je les aurais laissés aller tout seuls – chacun ses goûts. Mais ça n’a pas marché, de toute façon. Apprenez, comme moi, qu’ici, en Inde, il faut réserver ses billets de cinéma à l’avance ; comme pour voir un spectacle de… je ne sais pas, moi… de U-2, par exemple. Bref, la représentation de 19h30 était à guichet fermé (le cinéma en Inde est très populaire), et celle de 22h30 menait évidemment trop tard pour les pauvres touristes fatigués que nous étions.

 

La soirée s’est terminée par une promenade dans notre charmante rue Arakashan.

 

Daniel m’avait informé que, pour les voyages en train (de nuit), il faut attacher nos valises aux montants de lit à l’aide d’une chaîne et d’un cadenas. Comme je n’ai pas cet attirail, pendant notre promenade, je me suis arrêté dans une échoppe qui vendait des cossins de quincaillerie. J’ai dû négocier, bien sûr, mais je suis parvenu à m’en tirer pour 120 roupies (2,40$, 1,80 €) – le montant de départ ayant été de 200 roupies. Remarquez que je me suis peut-être fait avoir quand même… Difficile à dire quand on ne sait pas la valeur des choses. J’ai presque aimé l’expérience de marchandage ; mais il ne fallait pas que je pense au fait que les 80 roupies que j’avais (peut-être) gagnées l’avait été au détriment d’un pauvre misérable qui vit dans la rue, ou pas loin.

 

Ma chambre au chic Wood­land Deluxe Hotel donne directement sur la rue, deux étages plus bas. Pendant que je vous écrivais tout à l’heure, en plus des cris, des bruits de moteur et des klaxons, une fanfare est passée et ils ont fait sauter des pétards à mèche. Mais attention : je ne parle pas de nos traditionnels petits pétards à mèche de chez nous. Le bruit faisait plutôt penser aux canons de Navaronne… J’en ai failli échapper mon appareil-photos sur eux-autres, en haut du 2e, tant j’ai fait le saut.

 

Concernant nos petits problèmes intestinaux, à Marguerite et à moi, c’est mieux qu’hier. Assez pour profiter de tout, en tout cas. Nos organismes finiront bien par s’adapter, j’imagine. Pour Daniel, c’est toujours pareil : il mange comme un ogre et sa santé continue à être au beau fixe. Il dit qu’il n’a pas le choix de tant manger, devant se nourrir pour tout le monde – le beau prétexte…

 

Belle journée à vous (12h00) et bonne nuit à nous (22h30) !

 

Ici, Yvan-Yvan, en direct de la rue aux Dix milles hôtels, à New Delhi, au milieu de réjouissances locales dont je ne connais pas la cause – ma nuit risque peut-être d’être perturbée.

 

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17/03/2017
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