Les maudits vents

Les maudits vents

(16) 12 juin 2018 - Petit down sur la frontière entre deux états

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3 000 km avec une poussette (ou ma longue marche en solitaire dans les USA)

Chronique # 16 – Petit down sur la frontière entre deux états

Mardi soir, le 12 juin 2018

Bristol (Tennessee, USA), sous le shelter de la Anderson Street United Methodist Church (Anderson Street)

 

Ben oui : un petit down (ce n’est pas le premier, et ce ne sera probablement pas le dernier)…

 

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Ça arrive de temps en temps. C’est inéluctable. Tout le monde conviendra que marcher comme ça non-stop, avec une moyenne de 50 km par jour, dans la canicule, toujours tout seul du matin au soir, faut être fait fort pour garder sans arrêt le moral 100 % top.

 

Plusieurs causes contribuent à ce spleen, ce soir…

 

Je me sens tout d’abord un peu plus fatigué que d’habitude. J’ai ensuite de grosses ampoules aux pieds qui ne veulent pas percer. Et je me sens sale (je le suis toujours, sale, remarquez, mais là, j’en ai plus conscience que de coutume). Et puis, je pense à ce qui m’attend dans les prochains jours : les montagnes.

 

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À partir de demain, j’affronterai en effet les montagnes. Les vraies : les Appalaches (voir la capsule encyclopédique à la fin).

 

Il est vrai que je suis dedans (dans les Appalaches) depuis un bon bout de temps, mais je n’ai apparemment encore rien vu… Les Appalaches dans lesquelles j’ai avancé jusqu’à maintenant n’étaient que de vulgaires petites Appalaches soft. Bref, ce que j’ai accompli jusqu’à présent ne représentait en fait qu’un amuse-gueule à comparer à ce qui s’en vient – voir le relief de mon futur itinéraire en Virginie sur la carte ci-dessous :

 

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Et elles ne me lâcheront pas le pompon pendant toute la traversée de la Virginie, de la Virginie-Occidentale et de la Pennsylvanie. Du moins, c’est ce que je me suis laissé dire. Et parait que le pire sera en Virginie-Occidentale.

 

Mais bon, quand je suis fatigué et découragé comme ce soir, je me force à penser à mes héros favoris (Bernard Ollivier, Jean Béliveau, Sarah Marquis, etc.), qui ont enduré des situations bien pires que mes petites misères personnelles ; et je réussis alors à me rebouster un peu.

 

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Jean Béliveau

 

Récapitulation générale…

 

Trois semaines et demie (24 jours) se sont écoulées depuis mon départ de l’aéroport de La Nouvelle-Orléans. J’ai complété – en distance brute – presque la moitié de mon trajet (46,5 % très exactement).

 

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Ça fly pas mal plus vite que je l’avais programmé au départ. Si je m’en étais tenu à ma planification initiale, je serais encore quelque part en Alabama.

 

Au fait, pourquoi vais-je si rapidement ?

 

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J’en sais trop rien. Une force dont je n’ai à peu près pas le contrôle me pousse sans cesse vers l’avant. Sans arrêt. Même lorsque vient le temps de manger, j’expédie très souvent cette activité tout en marchant.

 

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Étant donné que je pars tôt le matin – pour profiter de la fraîcheur –, eh bien, à midi, j’ai parcouru genre 35-40 km, et je pourrais très bien m’arrêter là. Mais à ce moment-là, je me dis que ce serait un véritable gaspillage de ne pas continuer alors qu’il reste encore quelques heures devant moi. Je continue donc, et ce, même si à partir de 11h00, le soleil est parvenu à son zénith et qu’il me tape durement sur le coco. Je continue, oui, jusqu’à ce que mon body demande grâce, c’est-à-dire jusque vers 15h00-16h00, genre.

 

Et si je ne m’arrête pas après 35-40 km, c’est aussi parce que, une fois que j’ai jeté l’ancre pour la journée, eh bien je n’ai rien à faire, et je poireaute jusqu’à l’heure du dodo. Et je trouve alors le temps très long.  

 

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C’est pour toutes ces raisons-là, finalement, sans doute, que j’étire la sauce le plus longtemps possible.

 

Campement

 

Ce soir, j’ai installé ma tente dans la ville de Bristol, sous le shelter d’une église, à 350 mètres à peine de la frontière de la Virginie.

 

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Cette frontière passe en effet en plein milieu de la ville. La partie sud (où je suis) se trouve dans le Tennessee. La partie nord, elle, est en Virginie. La rue qui sert de frontière s’appelle State Street – original, hein ? Je l’ai parcourue tout à l’heure. Ça faisait bizarre, car pendant le temps que ça a duré, je ne savais plus si j’étais un Tennesséen ou un Virginien. Et j’ai failli sombrer dans la schizophrénie…

 

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Je n’ai ni électricité, ni lumière, ni toilettes dans mon shelter de ce soir. Juste un toit. Le minimum, quoi.

 

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Ce qui contribue sans doute aussi, entre autres, à mon petit down de ce soir.

 

Bref.

 

Sommaire des derniers jours…

 

4 jours, 281 km et 698 litres de transpiration se sont écoulés depuis ma précédente chronique. Le Tennessee est over. Demain matin à l’aube, moins de 5 minutes après mon départ, je serai officiellement en Virginie. Mon trajet des 4 derniers jours se divise comme suit :

 

Niota / Farragut = 63,7 km à pied

Farragut / Blaine = 58,8 km à pied

Blaine / Surgoinsville = 88,6 km, dont 48,9 km à pied et 39,7 km en pick-up

Surgoinsville / Bristol = 69,9 km à pied (mon record) – me permettez-vous d’arrondir à 70 ?

 

Ce trajet a été jalonné de points forts et de points moins forts. J’y vais chronologiquement…

 

Samedi, 9 juin – Niota / Farragut

 

Que dire de cette journée-là ? Pratiquement rien : marche, marche, marche… Soleil et chaleur, mais pas trop caniculaire, au moins. Présence et absence de DRR-DRR alternativement. Arrêt-dodo sous le porche d’une église après avoir demandé la permission à deux dames qui sont débarquées là par hasard et qui ont appelé leur pasteur.

 

Voilà.

 

Une inquiétude, par contre…

 

Une inquiétude qui durait depuis quelques jours, mais qui allait en crescendo de jour en jour. L’inquiétude en question étant celle-ci : je n’avais pas de carte routière de la Virginie ni de la Virginie-Occidentale, et je n’en trouvais nulle part. J’avais beau m’arrêter dans toutes les stations-service que je rencontrais depuis la Géorgie : soit ils ne vendaient aucune carte routière, soit ils ne vendaient pas celles dont je commençais à avoir un urgent besoin.

 

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Un urgent besoin oui, étant donné que je franchirais la frontière de la Virginie dans quatre jours environ. Et sans carte routière, j’allais avancer en aveugle sur plus de 600 km. C’était évidemment impensable… Déjà que j’en avais même besoin tout de suite. Car pour planifier mon point de sortie du Tennessee, je devais connaitre mon point d’entrée en Virginie.

 

Élémentaire…

 

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Dimanche, 10 juin – Farragut / Blaine

 

Cette journée-là a été la plus intense du point de vue émotif de tout mon séjour dans le Tennessee…

 

Premièrement, c’est là que j’ai traversé de bord en bord la ville de Knoxville (1 million d’habitants, si on compte toutes ses banlieues). Je suis parvenu aux abords dans le courant de la matinée, et j’en suis sorti en après-midi.

 

Je suis entré dans la ville comme telle par un quartier chic de riches. C’était plutôt froid comme ambiance, et je n’ai vu pratiquement personne dans les rues. Ensuite, y’a eu un « centre-ville » que j’ai franchi via des autoroutes. Ça a été une promenade des plus pittoresques, je vous laisse imaginer…

 

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Pour terminer, je suis sorti de là par le nord, en passant dans des quartiers pauvres, à majorité noire. Ça craignait un peu.

 

Je ne me suis pas attardé nulle part, sauf que j’ai fait un très court arrêt dans un McDonald’s, le temps de me restaurer et de prendre connaissance de mes messages.

 

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Le soleil avait commencé à taper très fort à partir de 11h00. Y faisait chaud en s’y-vous-plait. Et puis, en après-midi, une grosse averse m’est tombée dessus. Mais comme d’habitude, mon ange gardien m’a offert un abri de fortune tout juste quelques secondes avant de me faire inonder. Je l’ai échappé belle encore une fois. Je suis resté là peut-être trois-quarts d’heure à me morfondre, debout, en parlant avec mon Pout-Pout.

 

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Et je suis reparti, le moral dans les talons.

 

J’en avais marre. Marre de la chaleur, marre de la pluie, marre de cette grosse ville que je venais de traverser sans la voir, marre d’être crotté, marre d’être seul… Et j’ai demandé à mon ange gardien de prendre un peu pitié du pauvre être pathétique que j’étais devenu, et de me rendre la vie un peu moins pénible pour un petit bout (OK ?).

 

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Que pensez-vous qu’il m’est arrivé ?

 

Ben oui : un miracle – encore un !

 

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D’aucuns diront que c’était arrangé avec le gars de vues. C’est un peu ça, en fait, quand on y pense…

 

Je n’avais aucun but précis à ce moment-là par rapport à une quelconque destination de fin de journée. Je suis passé dans un petit hameau (Blaine) sans m’y arrêter. Et tout à coup, j’ai aperçu une église sur ma droite. Une chance qu’il y avait une croix sur le toit, car je l’aurais prise pour une sorte d’entrepôt.

 

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Il n’y avait aucun shelter potable à l’extérieur, donc rien de particulièrement intéressant pour moi, et normalement, j’aurais dû passer tout droit. Mais – allez savoir pourquoi (ça fait justement partie du miracle) –, j’ai décidé de frapper à cette porte (deux ou trois autos étaient stationnées devant). Des enfants m’ont répondu et m’ont dirigé vers l’arrière.

 

Comme d’habitude, l’église comprenait une chapelle attenante à une vaste salle communautaire. Le pasteur était là, en chair et en os. Il s’appelait Paul.

 

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Il était en compagnie de 4 ou 5 autres personnes, et tout ce beau monde préparait une soirée (une Bible School, qu’ils appellent ça, je crois) qui aurait lieu une heure plus tard, en montant des décorations et en concoctant un souper aux hot-dogs.

 

J’ai expliqué ce que je faisais là. Ils m’ont accueilli spontanément et très généreusement. Ils m’ont invité à m’asseoir. Ils m’ont offert à manger et à boire. Et au fur et à mesure que les fidèles entraient (ils seront une trentaine de familles environ), certains venaient parler avec moi, me souhaitant la bienvenue, et s’intéressant à mon voyage et à ma vie en général.

 

Et lorsqu’est arrivé le moment de commencer leur soirée, ils ont mis une petite salle à ma disposition, à l’écart, où je pourrais être tranquille et où je pourrais rester pour la nuit. J’ai même pu prendre une douche !

 

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Et comble de la gentillesse, un des participants m’a offert le WiFi en se servant de son cellulaire comme d’un modem… J’ai pu ainsi bénéficier d’Internet pendant toute la soirée – et parler avec ma Domi !

 

J’avais constamment peur de me réveiller en me rendant compte que je rêvais…

 

À la fin de leur activité, ils sont venus me chercher. Nous avons pris une photo-souvenir.

 

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Après quoi, tout le monde s’est rassemblé en rond, et Paul a improvisé une prière à mon intention. J’étais excessivement ému, comme de raison.

 

Et c’est comme ça que cette très bizarre de journée à pris fin : je me suis retrouvé seul dans la bâtisse, sur mon matelas pneumatique, au sec, à l’air climatisé, en sécurité, propre et bousté aux stéroïdes mentaux…

 

Un miracle, disais-je…

 

Lundi, 11 juin – Blaine / Surgoinsville

 

Journée ordinaire (comme l’avant-veille), sauf qu’un moment donné, un pick-up s’est arrêté sur le bord de la route, juste devant moi. Et le chauffeur – Joe – m’a offert un lift. Fidèle à mon habitude, j’ai accepté, bien sûr.

 

J’ai bien fait : Joe était extrêmement sympathique. Nous avons discuté pendant une quarantaine de kilomètres. Mine de rien, il m’a fait gagner presque une journée de marche.

 

Mon seul véritable problème ce jour-là a été de ne pas encore avoir trouvé de carte routière de la Virginie. Et plus ça allait, et plus je paniquais.

 

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Mardi, 12 juin – Surgoinsville / Bristol

 

Là, je ne riais p’us. Mais p’us pantoute…

 

Je traversais en Virginie le lendemain et je n’avais toujours pas trouvé de carte routière de cet état. Et je me maudissais de ne pas les avoir toutes achetées chez moi, avant de partir, étant convaincu que j’allais pouvoir me les procurer au fur et à mesure de mon avancée. J’avais heureusement déniché celles de l’Alabama, de la Géorgie et du Tennessee assez facilement. Mais celles de la Virginie et de la Virginie-Occidentale restaient toujours introuvables.

 

Pis là, depuis mon départ de ce matin-là, j’engueulais très ouvertement mon Ange gardien, l’accusant de le faire exprès de me mettre dans le trouble comme ça. Car dans le trouble, je le serais grave dès le lendemain : marcher sur 600 kilomètres sans carte routière, ce serait comme de m’enfoncer dans une forêt sans GPS ni boussole.

 

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Vers le milieu de la matinée, je suis entré dans une millième station-service en étant convaincu que je perdais encore mon temps. Mon regard a fait le tour de la place. Comme je m’en attendais, je n’ai vu aucune carte routière sur les étalages. Par acquit de conscience, j’ai demandé au caissier. Il m’a indiqué un endroit d’un air blasé. Il y en avait – mazette ! –, mais elles étaient cachées derrière un amoncellement de caisses, près de la porte des toilettes.

 

Il n’y en avait que quelques-unes, oui, mais à vue de nez, il ne s’agissait seulement que du Tennessee et de quelques grandes villes – comme d’habitude. J’ai poussé un énorme soupir de lassitude en jetant néanmoins un coup d’œil rapide dans chacune des petites piles.

 

Et contre toute attente…

 

Ben oui !

 

La toute dernière carte que j’ai vérifiée, derrière une dizaine de plans de la ville de Knoxville, était celle de LA VIRGINIE !

 

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C’était le seul et unique exemplaire. Et c’était la toute dernière que je vérifiais avant de sacrer mon camp de là. Unbeleivable !…

 

Je l’ai prise et je l’ai serrée contre mon cœur en levant les yeux au ciel et en criant (presque) : « Merci ! Merci ! Merci ! »

 

Un homme est sorti de la salle de bain juste à ce moment-là, et il m’a surpris dans cette pose des plus burlesques. Il s’est mis à rire.

 

Qu’est-ce à dire de plus ?

 

Rien. Je me tais…

 

Cela s’est passé ce matin.

 

Mais malgré tout ça : malgré cette découverte providentielle de la carte routière, malgré l’hospitalité des gens de l’église de Paul Owens avant-hier, malgré le lift de Joe d’hier… malgré tout ça, oui, je suis down…

 

Et en plus d’être down – ou à cause de cet état, justement –, je me sens coupable d’ingratitude…

 

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DU SAMEDI 9 JUIN AU MARDI 12 JUIN 2018 https://static.blog4ever.com/2016/03/816195/Chronique-16---Niona-Bristol.jpg

 

 

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LA CAPSULE ENCYCLOPÉDIQUE

DES MAUDITS VENTS

 

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Si l’on ne tient pas compte des provinces maritimes, les Appalaches partent de la Gaspésie et s’étendent jusqu’au milieu de l’état de l’Alabama, au sud – ou vice-versa, dépendamment de quelle manière on envisage le début et la fin. Elles font plus de 2 000 km de longueur. C’est pas rien. C’est pas rien pour moi, en tout cas, car mon itinéraire se fait au cœur de celles-ci.

 

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On s’entend par contre que cette chaîne de montagnes n’est pas toujours « égale ». Elle comprend de hauts et de moins hauts sommets, des vallées, des plateaux et même des vallons à peine perceptibles. La carte ci-dessous dresse le portrait d’ensemble de sa morphologie.

 

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Les Français qui vivent dans les Alpes ou dans les Pyrénées doivent se marrer en ce moment. Ils doivent rire de ces montagnettes, je veux dire, son plus haut sommet, le mont Mitchell (Caroline du Nord), ne culminant qu’à 2 037 mètres.

 

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Mont Mitchell

 

N’empêche…

 

N’empêche, oui, car à pied et en poussant un Pout-Pout rempli de 20 kilos d’équipement, plus je m’enfonce au cœur de ces montagnes et plus ça devient coton.

 

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Route typique dans les Appalaches

 

PS) La désormais célèbre Appalachian Trail se trouve sur ma droite. Je la suis en parallèle depuis la Géorgie

 

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06/09/2018
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