Les maudits vents

Les maudits vents

(08) 25 mai 2018 - C'est reparti pour un tour

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3 000 km avec une poussette (ou ma longue marche en solitaire dans les USA)

Chronique # 08 – C’est reparti pour un tour

Vendredi soir, le 25 mai 2018

Wiggins (Mississippi, USA), derrière l’église The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints (Hall Street)

 

Jeudi, le 24 mai

 

La première chose que j’ai faite en me réveillant à l’hôpital, le lendemain de mon admission, a été – bien sûr – de vérifier l’état de ma jambe. Il m’a semblé qu’elle ne s’était pas modifiée d’un iota depuis la veille. Mon nouveau médecin – une femme – m’a d’ailleurs confirmé qu’il serait beaucoup trop prématuré de reprendre la route à ce stade-ci. Ce qui m’a passablement découragé étant donné que j’allais sortir de l’hôpital cette journée-là. Et si marcher m’était interdit, il me faudrait alors me trouver un coin pour installer mon campement et perdre mon temps pendant tout le reste de la journée, étendu dans l’inconfort de ma tente, à attendre le lendemain.

 

Et puis, d’un autre côté, je ne me sentais pas du tout en forme pour me donner même cette peine. J’étais sans doute plus fatigué que je ne le croyais, en fin de compte. Ce qui m’inquiétait, dans un sens, en faisant le constat qu’il me restait encore plus de 95 % de ma marche à compléter !

 

Mais bon, sans doute que tout cela était nécessaire afin que je reparte du bon pied – c’était le cas de le dire, ha ! C’était à espérer, en tout cas !

 

J’en étais là dans mes réflexions, à attendre mon congé dans ma chambre, lorsque mon médecin, vers midi, est venue me dire qu’elle avait appelé mes assurances pour leur dire que je devais demeurer une journée de plus en observation, et sous perfusion, car mon état le requérait. Et ils avaient apparemment accepté ! Comme on peu s’en douter, cette nouvelle m’a soulagé. Mon niveau de tension s’est de nouveau abaissé d’un cran, ce qui – du moins, je l’espérais – contribuerait sans doute à accélérer ma guérison.

 

Le reste de la journée s’est passé sur Internet, à Skyper entre autres avec ma Domi, à me reposer, à me restaurer, et à faire quelques siestes. La dolce vita, quoi…

 

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(En passant, ce sera là ma seule et unique journée de repos complet de tout mon périple. Tous les autres jours qui suivront par la suite correspondront en effet, et sans aucune exception, à des journées de marche, et, ce, jusqu’à ce que je franchisse la frontière canadienne.)

 

Une chose m’a tracassé, toutefois… En prenant connaissance des nouvelles sur Internet, la météo annonçait l’amorce d’une tempête tropicale dans les Caraïbes en ce moment même. Et elle prédisait qu’elle remonterait vers le nord en passant dans le golfe du Mexique, à Cuba, en Floride, en Alabama et au Mississippi

 

C’est pas vrai. Non, mais c’est pas vrai… Les problèmes ne finiront donc jamais ? Misère…

 

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Je me suis endormi là-dessus vers 22h00, un peu plus inquiet que la veille, à cause de cette tempête éventuelle, mais profitant néanmoins de ce confort qui était encore le mien, mais que j’allais perdre très bientôt – drette le lendemain, en fait.

 

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D’un autre côté, ce serait tant mieux : si je voulais terminer cette marche, il fallait absolument que je la commence pour vrai. Et pour ce faire, il ne fallait pas que je m’habitue trop au luxe facile.

 

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Vendredi, 25 mai

 

En me réveillant, j’ai de nouveau et tout de suite jeté un coup d’œil à ma jambe. Il m’a encore une fois semblé que rien n’avait bougé côté enflure. Pourtant, ce coup-ci, le médecin m’a confirmé qu’il y avait bel et bien une nette amélioration. Pas suffisamment, certes, pour faire des kilomètres et des kilomètres de marche, mais assez pour obtenir mon congé.

 

Mais ce n’est qu’à 11h00 – formalités administratives obligent –, que j’ai pu enfin quitter l’hôpital. Le personnel, toujours aux petits soins avec moi, m’avait gentiment préparé un lunch pour la route que je m’apprêtais à faire. Et ils sont passés à tour de rôle dans ma chambre pour me souhaiter bonne chance. Merci mille fois à vous tous pour tout ce que vous avez fait pour moi

 

Le médecin m’a averti une dernière fois que je devais y aller très mollo. Sinon, il y aurait danger d’une rechute. OK, doc, je ferai attention.

 

Et voilà, ça y était. Bye tout le monde, et good luck !

 

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Une fois à l’extérieur, j’ai tout de suite été écrasé par la chaleur et l’humidité. Ayant passé 48 heures à l’air climatisé, on aurait dit que j’avais oublié cette sensation pénible de constante moiteur à supporter. Mais je n’ai pas été long à m’en rappeler !

 

Je me suis dirigé directo vers une pharmacie pour me procurer ma prescription d’antibiotique et d’anti-inflammatoires. Et go vers l’est.

 

Mon intention initiale était de me rendre à Wiggins. Ce qui représentait une trotte de 42 km, et ce qui allait complètement à l’encontre des « ordres » du médecin. De toute façon, c’était complètement irréaliste étant donné l’heure où j’ai finalement quitté Poplarville (plus de midi) et l’état de ma jambe.

 

Mais je me suis quand même élancé comme si de rien n’était, et au petit bonheur la chance !

 

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Je me suis aussitôt retrouvé à marcher de plein pied sur la route – comme d’habitude désormais –, et à contre-sens, à cause de ces fichus de %$/#@ de DRR-DRR de merde.

 

Mais je n’ai pas fait long feu. Au bout de même pas 20 km, les éléments s'étaient déjà ligués contre ma détermination. Ma jambe étant encore un peu raide, je n’avançais pas aussi vite que je le voulais. Mais surtout, un (autre) orage était sur le point de me tomber dessus. C’était même imminent.

 

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Merde !

 

J’ai pressé le pas – comme s’il était possible de gagner une course contre les nuages – en jetant constamment des coups d’œil inquiets au-dessus de ma tête. Mais j’ai dû un moment donné me rendre à l’évidence : jamais je ne parviendrais à Wiggins aujourd’hui. Il me fallait même m’arrêter tout de suite et me trouver sans tarder une place pour m’abriter – et même pour y passer la nuit.

 

Mais où ?? J’étais en pleine campagne, au milieu de rien.

 

Et juste à ce moment-là – je vous le jure –, un (autre) miracle s’est produit ! Ben oui… (Et il faudra s’habituer de lire cette phrase, car ce n'est pas la dernière fois que je l’utiliserai.)

 

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Un pick up s’est soudain arrêté à côté de moi, sans crier gare, et le gars qui le conduisait m’a demandé si je voulais un lift.

 

Bong !

 

Il n’allait seulement que 6-7 km plus loin, mais j’ai quand même accepté. Ça me ferait toujours ça de gagné. J’ai embarqué dans la boîte de son pick up avec mon Pout-Pout.

 

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Cinq minutes plus tard, rendu à sa destination, le gars m’a appris qu’étant donné l’orage qui allait éclater d’un instant à l’autre, il me conduirait finalement jusqu’à Wiggins, et ce, même s’il n’avait pas d’affaire là pantoute.

 

Waw ! C’est donc ben gentil, ça ! Merci vieux !

 

Lorsque nous sommes arrivés (24 km de pick up en tout – ou l’équivalent de 4 heures de marche), je lui ai offert de lui payer une bière quelque part pour le remercier. Il a refusé en riant. Il m’a simplement souhaité bonne chance en me serrant la pince, et il est reparti comme ça, ni vu ni connu. Je n’ai même pas su son nom !

 

Il m’avait laissé devant un McDo. J’en ai profité pour m’empiffrer de cheeseburgers et d’orangeade. En sortant de là, je me suis maintenant hâté de me trouver un abri quelque part, car l’orage – que nous avions distancé – était encore en train de me rattraper. Et elle s’est finalement abattue. J’ai eu tout juste le temps de m’abriter sous le minuscule porche d’une toute petite église qui se trouvait là, sur le bord de la route.

 

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Et j’ai attendu là, assis par terre, le dos appuyé contre le mur, que la pluie s’arrête. Ça a été long – deux bonnes heures sûrement… Misère, que de temps perdu….

 

Il dépassait déjà 18h30 lorsque j’ai pu enfin me mettre à la recherche d’un endroit où monter ma tente. Il fallait me hâter, car le soleil se couche tôt sous cette latitude (environ 20h30). Cela n’a pas été du tout évident, car j’ai essuyé des refus de la part de gens qui ne voulaient pas que je m’installe sur leurs (grands) terrains – ben oui.

 

J’ai finalement réussi à obtenir une place derrière une sorte de « temple religieux » qui portait le nom interminable de The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints (L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours) – ça ne s’invente pas.

 

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En fait, il s’agissait plus simplement d’une église de Mormons – 16 millions d'adeptes à l’échelle mondiale. Big organisation.

 

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Dans le bâtiment, il y avait justement deux jeunes hommes de cette congrégation – cheveux clean cut, chemise blanche à manches courtes, cravate, crest de leur religion sur la chemise. Je leur ai demandé la permission de m’installer sur leur terrain. Ils me l’ont donnée sans se faire prier (et sans jeu de mots).

  

Ce n’était vraiment pas l’idéal – et loin s’en fallait –, par contre, car je dormirais encore à la belle étoile, en sachant que ma tente serait toute imprégnée de rosée le lendemain – et ça a d’ailleurs été effectivement le cas.

 

(En passant, je ne le savais pas encore, mais il s’agissait là de la toute dernière fois que je dormirais à la belle étoile de tout le reste de mon voyage. Dorénavant, les circonstances s’arrangeraient toujours pour que je m’installe sous un toit quelconque ! Gracieuseté de mon Ange gardien, bien sûr !)

 

Les deux jeunes hommes sont venus jaser pendant que je montais ma tente, n’en revenant tout simplement pas de mon projet de marche. Ils ont également commencé à essayer de me convertir à leur religion, mais ils ont rapidement laissé tomber en remarquant mon état de fatigue ainsi que mon manque d’intérêt – qui était pourtant très discret.

 

Et ils sont partis. Et je suis demeuré tout seul derrière le bâtiment, sur un socle de béton et sous une immense coupole parabolique. Je m’étais installé là en pensant que j’aurais – au moins – une sorte de toit de fortune au-dessus de ma tente qui me protégerait tant bien que mal de la rosée nocturne ou de la réelle intempérie. En fait, c’était loin d’être génial.

 

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Pendant que les deux mecs étaient là, j’avais d’ailleurs failli leur demander à quoi pouvait bien servir cette gigantesque antenne qui était érigée derrière leur église… À tenter d’entrer en communication avec Jésus, ou quoi ?! Après, je m’étais dit que ce n’était pas de mes affaires, et j’avais gardé ma question pour moi.

 

Je me suis finalement retiré dans mes quartiers pour la nuit. J’ai vérifié ma jambe une dernière fois. Si elle désenflait, c’était loin d’être évident. M’enfin, le médecin devait connaître son affaire, que je me suis dit. J’ai pris mon antibiotique et je me suis faufilé sous mon sac de couchage.

 

J’ai été long à m’endormir. Alberto – la fameuse tempête tropicale – m’inquiétait pas mal. Je savais que je n’avais rien à craindre pour le moment, car elle n’en était encore qu’au tout début de son processus de formation dans les Caraïbes. Mais dans quelques jours, elle allait vraisemblablement me tomber dessus (voir la capsule encyclopédique ci-dessous). Et avec des vents de 100 km/hre s’abattant éventuellement sur ma petite tente, il y avait de quoi m’inquiéter, en effet.

 

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Je n’en finirais donc jamais avec les soucis ? Quand allais-je donc pouvoir marcher sans n’avoir rien d’autres en tête que d’avancer sur les routes pout-pout en souriant à la vie ?

 

Pas tout de suite, en tout cas, selon toute apparence…

 

 

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JEUDI, 24 MAI 2018

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LA CAPSULE ENCYCLOPÉDIQUE

DES MAUDITS VENTS

 

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La tempête tropicale Alberto de mai 2018 a pris forme le 21 mai dans la mer des Caraïbes. Dans leur jargon très savant – mais à peu près toujours incompréhensible pour nous, le commun des mortels –, les météorologues patentés ont expliqué le début du phénomène en ces termes : « Une zone de basse pression s’est formée à la suite de l’interaction entre une dépression en altitude et un faible creux barométrique de surface. »

 

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Heu… Bon, OK, si vous le dites…

 

Bref, quelques jours plus tard, ils ont annoncé que tout cela s’était finalement organisé en tempête subtropicale. Celle-ci est née officiellement le 25 mai (la journée où j’ai obtenu mon congé de l’hôpital), et elle a été baptisée Alberto. À ce moment-là, elle se trouvait à l’est de la péninsule du Yucatan, au Mexique.

 

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Elle a alors entrepris une remontée vers le nord et s’est dirigée vers le nord de la Floride, via le golfe du Mexique et l’ouest de Cuba, pays dans lequel elle a d’ailleurs causé d’importants dégâts sur son passage : évacuation de 54 000 personnes, fermeture d’une raffinerie de pétrole, inondations, coupure d’une autoroute, un pont emporté, sept noyades et deux personnes portées disparues.

 

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L’état d’urgence a été décrété en Floride quelques jours avant son arrivée là-bas. Des milliers de résidents ont été évacués. La tempête a touché cet endroit le 28 mai, à la hauteur de Laguna Beach, sur la côte nord-ouest.

 

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Les vents étaient alors de 75 km/hre avec des rafales de 95 km/hre. De la pluie en veux-tu en v’là : inondations, coulées de boue et débordements de rivières… Un présentateur télé et un photographe ont même été tués par la chute d’un arbre alors qu’ils s’entêtaient à couvrir l’événement au milieu de l’intempérie – t’sé genre : « Nous sommes au cœur de l’action ! Ouais ! Cool ! ». Deux autres personnes sont mortes sous l’effondrement d’une maison. Et un dernier est décédé dans une coulée de boue.

 

La tempête est ensuite entrée en Alabama le 29 mai, mais contrairement aux prévisions extrêmement alarmantes des jours précédents, elle a alors tout de suite commencé à s’affaiblir et elle a rapidement été déclassée au titre de « dépression subtropicale ». Elle a poursuivi sa route vers le nord en s’émoussant de plus en plus.

 

Même qu’elle n’a pas été longue à rétrograder ensuite au rang de « dépression tropicale ». Et elle a finalement été absorbée par une « dépression frontale » plus importante en Ontario (Canada). Mais rendu là, on peut dire qu’il n’en restait à peu près plus rien…

 

En fait, une fois qu’elle a eu dépassé la Floride, elle a fait beaucoup plus de peur que de mal au reste du monde.

 

Et ça a été tant mieux pour moi qui me trouvais justement dans les parages de sa trajectoire à ce moment-là !

 

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Le problème, c’est qu’avant le 29, les nouvelles étaient encore réellement alarmantes.

 

Le 27 mai, par exemple, alors que je me trouvais toujours au Mississippi, à quelques km de l’Alabama, je lisais ceci sur le site de Radio-Canada : « La Floride, comme le Mississippi et l’Alabama, a déclaré l’état d’urgence plus tôt dans la journée » (…) « Au Mississipi, les habitants font la file pour remplir des sacs de sable afin de limiter les dégâts en cas d’inondation. » (…) « Message de Phil Bryant, gouverneur du Mississippi : Que vous soyez un citoyen du Mississippi ou juste un touriste (c’était moi, ça !!), vous devez vous informer en continu au sujet de ce système tropical en évolution. Je demande à tous de finaliser les préparatifs de votre plan familial d’évacuation. »

 

Un peu affolant tout ça, avouez, pour quelqu’un qui marchait le long de la route sans aucune protection et qui, le soir, couchait en plein air dans une petite tente à deux places.

 

En attendant l’arrivée du monstre, et avec ma débordante imagination, toutes sortes d’images un peu épeurantes me sont passées par la tête du matin au soir…

 

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27/07/2018
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