Les maudits vents

Les maudits vents

Mauricie --- Parc national de la Mauricie --- Sentier Lac-du-Pimbina

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Dimanche, le 1er octobre 2017

 

Enfin ! La saison des randos est de retour ! La mienne, en tout cas. Et c’est pas trop tôt. Après un été plus ou moins tropical passé à l’ombre *, je suis retourné sur les trails.

 

* par « ombre », je veux dire « à l’ombre des arbres », bien sûr, et non pas « à l’ombre » tout court !

 

Mon intention était de reprendre les pistes beaucoup plus de bonne heure que ça, mais le mois de septembre m’a pris par surprise côté mercure. Comme vous autres, j’imagine… Je parle évidemment de cette canicule qui nous est tombée dessus avec des températures ressenties de 40! En plein mois de septembre, faut le faire... Misère… J’ai calmé mes ardeurs tant que j’ai pu. Mais ce matin, dimanche 1er octobre, il n’y avait plus rien à craindre, apparemment : ni des canicules (Miss Mété-Média annonçait 17o), ni des moustiques. Alors go !

 

Pour cette reprise des activités, j’ai choisi de faire la piste du Lac-du-Pimbina qui, comme vous le savez peut-être, se trouve dans le Parc de la Mauricie. Depuis le temps que je la gardais en réserve, celle-là…

 

Longueur : 13,1 km

Niveau de difficulté : difficile

 

Je me réjouissais à l’idée d’escalader quelques montagnes, mais je me demandais en même temps si je n’avais pas mis la barre un peu haute après trois mois sabbatiques. M’enfin, n’écoutant que mon courage, je me suis quand même lancé à l’aventure. Au pire, j’avais mon cellulaire pour qu’on vienne m’évacuer en hélicoptère au besoin.

 

Le départ de ce sentier se fait à partir du parking de Rivière-à-la-pêche. Pour votre gouverne, c’est plus rapide de se rendre à cet endroit-là par l’entrée du Parc « Saint-Jean-des-Piles ».

 

Cela dit, je suis parti avec mon kodak et mon sac à dos rempli du nécessaire à 8h40. Il faisait 4o – c’était plutôt frisquet, en effet –, et il y avait du brouillard.

 

À partir de là, quand on se met à marcher, croyez-le croyez-le pas, on est en train de faire trois sentiers en un seul : celui du Lac-Solitaire, celui du Ruisseau-Bouchard et celui du Lac-du-Pimbina. Ben oui !

 

Quoi ? Vous comprenez pas ? Je vous avoue que c’est un peu dur à expliquer par écrit, mais ça devient tout simple avec un schéma. Alors voilà…

 

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Understand ? (voir aussi la vraie carte à la fin de cet article)

 

Pour ceux qui songent à se taper ce sentier un jour, je vous avertis que ça commence en montant. Pis plus ça va, et plus ça monte raide. Et ça perdure comme ça sur environ 2 km. Un peu de retenue dans la foulée est donc de rigueur, conseil d’un soixantenaire. Ne pas oublier, en effet, qu’il y a 13,1 km à franchir.

 

Mais l’effort en vaut amplement la chandelle. En haut du premier « monticule », un belvédère nous attend avec une vue imprenable (j’aime ce mot) sur le lac Solitaire. Pourquoi il a été baptisé comme ça ? Fouillez-moi. Il n’est pas solitaire du tout. Il se trouve à quelques dizaines de mètres seulement d’un autre lac : le lac aux Chevaux. Et à propos de noms bizarres, je n’ai aperçu aucun cheval batifoler dans ce lac-là non plus. En fait, faut pas chercher à comprendre…

 

Après une pause-eau de deux minutes, je suis descendu à pic vers le lac pseudo-Solitaire que j’ai rejoint en trois coups de cuiller à pot. Entre le lac Solitaire et le lac aux Chevaux, la piste se sépare en deux (l’intersection BB sur la carte). Avis aux intéressés : c’est un point de non-retour. Si vous prenez à droite, vous revenez déjà au stationnement. Par contre, si vous prenez à gauche, vous n’aurez plus le choix de faire les 13,1 km au grand complet. Réfléchissez-y bien, hein ? En ce qui me concerne, étant donné mon âme d’aventurier, je n’ai même pas pris cette peine-là – celle de réfléchir. J’ai tourné à gauche en jetant un regard dédaigneux à droite.

 

Je suis rapidement parvenu au lac aux Chevaux que j’ai longé – pour mon plus grand bonheur – pendant un certain temps. Dépassé ce lac, on a encore une grosse décision à prendre : on peut, soit continuer tout droit (et en terrain plat) – c’est un raccourci –, soit faire un détour de 900 mètres (en montant abruptement) afin d’avoir un beau point de vue en hauteur sur le lac Benoit. Ce que j’ai fait, comme de juste. Est-ce que ça valait le déplacement ? Amplement. C’était de toute beauté : on se retrouve juste sur le bord d’une falaise à pic qui nous offre une vue imprenable sur le lac.

 

J’en ai profité pour refaire le plein de vitamines en croquant une pomme et en ingurgitant une barre tendre.

 

Prochaine étape : le lac du Pimbina que j’ai atteint après l’avoir admiré lui aussi, en chemin, du haut d’un belvédère. Pour ceux qui ne le savent pas – comme moi-même pas plus tard que ce matin –, eh bien apprenez que le pimbina est un québécisme qui désigne tout simplement la baie rouge d’un arbre fruitier appelé viorne trilobée. Un peu comme notre mot « bleuet » (québécisme) pour les myrtilles (vrai nom).

 

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Le problème, c’est que je ne suis pas plus avancé que ce matin, car j’ignore complètement ce que c’est que ça, la viorne trilobée. Mais je suis à peu près sûr que c’est bon. Ceux qui savent, vous me confirmerez, ok ?

 

Bref. Rendu au « lac de la Viorne trilobée », la moitié de la randonnée est complétée. Et le sentier revient tout doucement vers le parking. Est-ce que c’est une raison pour crier victoire tout de suite ? Pas vraiment, non. Il reste quand même encore 6,5 km environ à se taper.

 

Comme il était midi, j’ai cherché un coin tranquille pour casser la croûte. J’en ai trouvé un sympathique : une sorte de jetée tout au bout du lac du Pimbina servant de passerelle aux canotiers qui doivent faire du portage à cet endroit.

 

Si j’étais ben ! Ça se dit pas !

 

Je suis demeuré là une quinzaine de minutes à me restaurer, à me reposer les papattes et à méditer en fixant la nature. Et je suis reparti vers l’avant. Prochaine étape : le lac aux Chevaux (2,3 km). Eh oui, c’est le même lac aux Chevaux que tout à l’heure, mais on y accède par le versant nord, cette fois. Une promenade plutôt facile. Et rendu sur place, je me suis retrouvé sur le sentier du Ruisseau-Bouchard (intersection GG sur la carte).

 

Ce sentier-là est appelé Ruisseau-Bouchard parce que… parce que quoi ? Parce qu’il longe le ruisseau Bouchard. Ha !

 

Mais pas tout de suite. Il faut traverser la route du Parc avant de le rattraper. Une fois qu’on y est, cette portion du sentier est très agréable. Différente de la précédente, bien sûr, mais très sympathique quand même. Personnellement, j’adore entendre le bruit de l’eau qui coule en tites cascades comme celles-là. Je trouve ça zen. Ça fait que j’ai savouré.

 

À partir du point HH, et ce, jusqu’au stationnement (1,5 km), cela devient sans trop d’intérêt. Tout ce tronçon-là est un peu monotone : on marche sur le plat et dans le bois. Et on longe la grand-route – qu’on ne voit pas (heureusement), mais dont on entend le moteur des véhicules, pas très loin. J’avoue que j’ai effectué ce bout-là à la vitesse grand V. Y’a aussi que j’avais hâte d’arriver : mes papattes de soixantenaire commençaient à se ressentir de cette première rando après un été de vacances.

 

Et voilà : j’étais de retour dans le parking Rivière-à-la-Pêche à 13h55, les poumons remplis d’air pur et la tête remplie de gazouillis d’oiseau. Prêt à retourner dans la pollution et dans le vacarme de la vie citadine…

 

À la prochaine sortie, les amis

 

Yvan-Yvan

 

À noter :

 

À mon avis, ce sentier est peut-être le plus beau que j’ai fait jusqu’à maintenant dans le Parc de la Mauricie. Il offre tout ce qu’on peut rêver de rencontrer dans une rando : des points de vue magnifiques, des lacs, des cours d’eau… Je vous le recommande sans aucune hésitation.

 

Si vous êtes du genre à garder le meilleur pour la fin, dans ce cas faites-le à l’envers (dans le sens contraire des aiguilles d’une montre).

 

Y’a encore des maringouins et des mouches, mais ces bestioles ont tendance à se tenir là où y’a du soleil et pas trop de vent. De sorte qu’on n’est pratiquement pas achalé

 

Pas vu l’ombre d’un ours. Et pas vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours non plus.

 

Les couleurs automnales commencent à sortir tranquillement pas vite.

 

L’automne est décidément ma saison préférée.
 
N'oubliez pas de regarder les photos (en bas)
 
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02/10/2017
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