Les maudits vents

Les maudits vents

2013-02-06 --- Dans les bas-fonds et dans les étoiles

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De : Yvan Yvan – Quito

Date : mercredi, 6 février 2013

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

Très nuageux, aujourd’hui, mais au moins pas de pluie… Fiou…

 

Liliana m’a aujourd’hui parlé des différents quartiers de Quito : où vivent les riches ; où habite la classe moyenne; et où sont installés les pauvres. Je buvais ses paroles. Je n’ai pas été surpris d’apprendre que mes hôtes vivaient dans un quartier aisé.

 

Un quartier très animé, semble-t-il – surtout le soir, – est le quartier Mariscal Sucre, tout près de mon école. En fait, c’est le quartier moderne touristique. Et plus animé encore que le Mariscal Sucre est le périmètre chaud, juste à côté, que les Quitenos surnomment « Gringo Landia ». Le Gringo Landia est la place des bars et des discos. Et paraît que les soirs de week-end, c’est assez rock’ roll dans ce coin-là, pis pas à peu près – et dangereux. (En passant, l’expression « dans les bas-fonds » du titre accrocheur de ma chronique fait référence à ce quartier – je le spécifie, car je sais que ce n’est pas très évident…)

 

Je suis allé m’y promener après les heures de cours, juste pour me rendre compte. J’irais bien le soir, mais pour ça, faudrait que je sois au moins deux. Tout seul, ça ne me dit absolument rien.

 

Anyway, même le jour, et même en plein cœur de la semaine, les gens semblaient être sur le gros party dans certaines ruelles. Il sourdait en effet une musique passablement bruyante de quelques bars, devant lesquels s’agglutinaient des attroupements de jeunes qui s’amusaient très peu discrètement – à faire quoi ? j’en sais rien. J’ai eu envie de taper sur l’épaule de quelques-uns pour leur demander comment il se faisait qu’ils n’étaient pas à l’école. Et puis, je me suis dit que c’était peut-être mieux de laisser faire. C’est ce que j’ai fait...

 

Le cœur du Gringo Landia est la Plaza Fuch autour de laquelle sont érigés full restaurants et terrasses. C’est beau, c’est propre, c’est animé, c’est invitant. Tellement que c’est un endroit qui semble beaucoup plaire aux touristes. J’en ai vu plusieurs, assis, à siroter un verre, avec leurs guides Lonely Planet en face d’eux, sur les tables.

 

Je n’ai pas traîné là. Je voulais juste voir. J’ai vu.

 

Et puis, je suis descendu vers le Vieux Quito, où j’ai musardé un peu, bien sûr, avant de m’arrêter à un endroit que je voulais visiter avant que ne survienne la fin de semaine ; c’est-à-dire l’Observatoire de Quito, qui se trouve en plein cœur de la ville. (En passant, le « et dans les étoiles » du titre de ma chronique fait référence à ce bâtiment – je sais que ce n’est pas très évident, ici non plus…)

 

L’Observatoire a peut-être encore une quelconque utilité. J’ai tenté de me renseigner, mais je n’ai pas réussi à trouver l’information. Mais ça m'étonnerait. S’il l’est – fonctionnel –, je suis à peu près certain que celui du rang Sainte-Marie, à Champlain, est plus performant que celui-là…

 

En fait, l’Observatoire de Quito date de 1873. Il a été le premier construit en Amérique du Sud. C’est maintenant un musée qui abrite une importante collection d’instruments scientifique du 19e siècle – dont des télescopes, évidemment.

 

Au moment de ma visite, ça ne se bousculait pas à la porte. Le gardien et la réceptionniste paraissaient s’ennuyer ferme. L’astronomie ne semble pas avoir beaucoup d’adeptes dans la capitale ! Les seuls que j’ai vus, pendant la demi-heure que j’ai été là, sont une mère avec son jeune fils à lunettes. En tout cas, le p’tit gars avait l’air de triper ça, lui, les étoiles. Il parlait sans arrêt en s’extasiant devant les instruments et les cartes étoilées. Et il avait les yeux littéralement rivés devant les écrans qui diffusaient des documentaires (voir photo). C’est rare qu’on voie ça. Il m’a fait bien bidonner.

 

Et ce fut à peu près ça, ma journée…

 

Je ne sais pas trop ce que je vais faire pour soutenir votre attention d’ici la fin de semaine (encore deux jours). Personnellement, j’ai pas mal fait le tour des choses qui m’intéressent, ici. C’est bien certain que je vais retourner marcher dans le Vieux Quito colonial – je ne m’en lasse pas – mais ça va devenir de la redite ennuyante pour vous-autres.

 

Je vais réfléchir à ça… Ou bien je ne vous dérangerai plus jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose de nouveau. Ou bien je trouverai peut-être quelques anecdotes intéressantes à vous raconter.

 

Je verrai ça, OK ?

 

D’ici là, belle soirée à vous

 

Yvan Yvan

 

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20/03/2017
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