Les maudits vents

Les maudits vents

2013-01-31 --- Nouvelle promenade dans Quito

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De : Yvan Yvan – Quito

Date : jeudi, 31 janvier 2013

À : parents et amis

 

Bonjour à tous,

 

Ce matin, 6h15 tapant, comme il avait été convenu, Gustavo et moi sommes sortis en même temps de nos chambres for to go (ne ris pas, D) to the Parque Metropolitano Bellavista.

 

Hier, Laly m’avait conduit au musée Guayasamin dans une Mercedes, rien de moins – mais une Mercedes un peu défraîchie (plusieurs km au compteur, quoi). Je croyais que c’était ça, leur auto. Ben non… M’enfin, ce n’est leur seule auto… Gustavo m’a conduit, lui, ce matin, dans une autre Mercedes ; pas mal plus récente, celle-là. Et j’ai aussi remarqué la présence d’un 4 x 4 dans la cour… Comme je vous le disais le lendemain de mon arrivée, ma famille d’accueil est loin d’être pauvre.

 

Bon, revenons à nos moutons… Une fois sortie de la cour, l’auto n’a pas cessé de grimper une seule seconde, dans des rues en lacet, avant d’arriver au Parc. De sorte que nous avions amplement franchi les 3000 mètres d'altitude lorsque nous sommes débarqués. Du coup, je me suis alors demandé comment j’allais réagir…

 

Mais avant, sachez tout d’abord que le Parque Metropolitano Bellavista est un espace vert de 574 hectares. C’est immense. Je n’en ai vu évidemment qu’une petite fraction. Mais d’après ce que j’ai pu entrevoir, il contient plein de surprises qu’il me faudrait éventuellement découvrir… Je verrai…

 

Bref…

 

Gustavo a pris les devants d’un pas rapide dans un sentier bien aménagé, et en faisant des étirements. Sentier qui serpentait à travers champs et bois et qui faisait beaucoup de up & down. Ça a commencé à pomper, mais ça avait quand même de l’allure. Nous n’étions pas les seuls dans la place : des marcheurs, des joggers et des cyclistes ; et de tous les âges. C’était beau de voir ça (il n’était quand même que 6h30, dans la rosée du matin). La communication a été des plus limités, comme je l’avais prévu, mais de toute façon, ce n’était pas le temps de parler – c’était le temps de respirer !

 

Ça a duré une demi-heure. Je suis content du résultat. Cette marche forcée dans les hauteurs, en plus de toutes les côtes que j’ai montées cette semaine, m’encouragent à tenter bientôt l’ascension d’une vraie montagne – le Pichincha, par exemple…

 

Et voilà pour le compte-rendu de cette petite balade qui a été, somme toute, très agréable. En revenant : la douche, le petit-déj et l’école…

 

Liliana n’était pas très fière de moi. C’était la deuxième fois que je ne faisais pas mes devoirs. Mais devant mon irrésistible et sympathique sourire, elle ne m’a chicané que pour la forme.

 

Les cours vont bien. On fait de moins en moins de grammaire, et de plus en plus de conversation. J’ai appris un nouveau mot qui est vite devenu mon préféré : « chévere » (prononcez tchébéré). Ça veut dire « Cool ! » Liliana passait son temps à dire ça à tout bout de champ. Maintenant qu’elle me l’a traduit, je l’ai adopté, moi aussi…

 

--- ¡Chévere!

 

Après le cours…

 

Après le cours, encore le Vieux Quito… Êtes-vous tannés d’entendre parler du Vieux Quito ? J’espère que non, car moi, je ne suis toujours pas tanné de m’y rendre ! Je passerais encore des jours et des jours à le parcourir de long en large.

 

Cette fois, je l’ai rejoint par un autre chemin. Je me disais qu’en empruntant tel quartier dans la montagne, je pourrais sans doute en avoir une belle vue plongeante. Aussitôt dit, aussitôt fait. Après le lunch de Laly dégusté dans mon habituel Parque el Lejido (qu’est-ce que vous voulez, je suis bien, dans ce parc là, moi), je me suis mis en route… vers le haut, bien sûr – à Quito, ça monte et ça descend toujours…

 

Et j’ai rapidement pénétré dans un quartier populaire. Un quartier qui était très animé, pour commencer. Mais qui s’est vidé au fur et à mesure que je montais. Et là, tout à coup… Paf ! j’ai croisé la calle (prononcez « cayé » ; ça veut dire « rue »)… j’ai croisé la calle Canada… Eh ben, tu parles d’un hasard… 

 

Mais la calle Canada n’était pas celle où j’avais prévu tourner – je voulais me rendre jusqu’à la calle Costa-Rica. Les photos jointes vous donneront une petite idée, et de la pente que j’ai montée pendant minimum une demi-heure, et de la pauvreté de l’endroit ou j’étais. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouvais que ça avait un certain charme… non ?

 

L’effort en en valu la peine. J’ai eu ce que je voulais, en tout cas : ma vue plongeante sur le Vieux Quito – et sur le Quito moderne, qui plus est. Vieux Quito que j’ai aussitôt rejoint pour me perdre de nouveau dans sa foule bigarrée…

 

Cette fois, j’ai pris la direction du Convento de San Francisco (le Couvent de Saint-François d’Assise) dont j’ai acquitté les frais d’entrée pour une petite visite qui méritait amplement d’être faite. De toute beauté ! Le cloître, entre autre, est une pure petite merveille. Et que dire de l’église ? Encore une fois, je suis resté complètement ébahi devant une telle splendeur. Je ne peux malheureusement vous la montrer de l'intérieur qu’en vous référant à Internet, les photos étant interdites… Tout ce bois travaillé, c’est incroyable. Et dire que les Franciscains font apparemment le vœu de pauvreté… Il y a là comme une petite contradiction…

 

Après ça, après ça, après ça…

 

Après ça, j’ai pris un taxi pour monter à la Virgen de Panecillo. La Virgen de Penecillo est cette immense statue située tout en haut d’une montagne et qui domine Quito de toute sa hauteur. 

 

Pour me rendre jusque-là, j’ai pris un taxi pour deux raisons : 1) parce que la montée représente une excursion digne des performers ; et 2) parce que tout le monde, Routard, carte routière et les habitants même de la ville, disent tous de ne pas s’aventurer dans ces rues-là si on tient à notre vie (ou à notre portefeuille). Je n’ai pas voulu vérifier si tout cela n’était qu’une légende urbaine, et j’ai donc pris un taxi – un taxi pour monter, et un taxi pour redescendre.

 

En fait, cette excursion là n’a valu la peine que pour le coup d’œil sur la ville. La statue, ben c’est une statue, quoi… Elle est grande, certes, mais y’en a des plus grandes qu’elle de par le monde. Elle est creuse dans sa base. À l’intérieur, d’après ce que j’ai vu sur le bord de la porte, il y avait des gugusses de souvenirs à vendre, et un escalier qui donnait accès à une petite galerie quelques six ou sept mètres plus haut. J’ai laissé faire, et je suis reparti avec mon petit bonheur…

 

J’ai demandé au chauffeur de me laisser à l’entrée du Vieux Quito pour avoir la chance de le traverser encore une fois – je me gâte, hein ?

 

Et voilà pour aujourd’hui. J’ai encore les jambes en compote.

 

Ça va de mieux en mieux avec ma famille d’accueil. C’est pas encore les gros échanges philosophiques – et loin s’en faut (à cause du problème des langues) –, mais au moins ils m’aident dans mon infantile espagnol en se montrant très patient et en me parlant eux-mêmes très lentement.… Je leur lève mon chapeau, car je ne pense pas que j’aurais moi-même la patience de faire ça avec quelqu’un…

 

Bonne nuit à tous !

 

¡Chévere!

 

Yvan Yvan

 

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20/03/2017
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